Cameroun : Les attentats à Paris animent les colonnes de la presse

Les attentats à Paris animent les colonnes de la presse | Photo d'illustration
Les attentats à Paris animent les colonnes de la presse | Photo d’illustration

La série d’attentats terroristes survenus vendredi dernier dans la capitale française, Paris, mais aussi l’indiscipline chez les soldats locaux engagés dans la lutte contre le fondamentalisme religieux, ont continué de tenir en haleine les journaux camerounais parus mardi.

Avec pour titre «La chape meurtrière retentit au Cameroun», l’hebdomadaire Intégration fait le parallèle entre les attentats survenus à Paris et l’enfer que vivent les populations de la région de l’Extrême-Nord en proie aux exactions de la secte islamiste Boko Haram.

En France comme au Cameroun, c’est un monde désormais peu sûr qui se fait jour avec son cortège d’incertitudes et une déstabilisation dont personne ne peut aujourd’hui imaginer l’issue.

«La France est en deuil comme le Cameroun. La France est en état de choc comme le Cameroun l’a été après les attentats de Maroua», renchérit, dans les colonnes du quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, l’ambassadrice de France dans le pays Christine Robichon, interrogée au terme d’une cérémonie commémorative en mémoire des 132 victimes des attentats de Paris, tenue la veille à Yaoundé.

«France et Cameroun se recueillent», ajoute Mutations qui rend compte de la même cérémonie pendant laquelle les visages des officiels étaient graves dans un silence absolu, une sécurité renforcée et une atmosphère lourde.

Durant son discours de la veille à Paris, justement, à l’occasion de la conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le président Paul Biya, indique Emergence, n’a pas manqué de rappeler à son homologue français, François Hollande, le principe de riposte globale face à une menace globale.

Mais il n’y a pas que les terroristes en cause, analyse Le Jour sur le plan local : le journal rend compte des lourdes sanctions infligées la veille à des soldats véreux dans les zones de conflit par le ministre de la Défense (MINDEF), Joseph Beti Assomo.

De quoi réconforter des populations victimes desdites exactions à Mokolo (Extrême-Nord) qui sont descendues nombreuses dans la rue pour saluer cet acte ministériel.

Certains militaires en zone d’engagement, explique l’hebdomadaire Le Détective, ont récemment été reconnus coupables de faits graves avérés contre l’honneur et l’éthique des forces de défense.

A peine arrivé à la tête de la Défense, M. Beti Assomo marque de précieux points, déterminé qu’il est à restaurer la discipline qui doit être de rigueur dans les rangs ainsi que les relations saines qui doivent régner entre les populations et les forces de défense.

«Les brebis galeuses n’ont plus qu’à bien se tenir», se réjouit cette publication : le MINDEF a indiqué le nouveau pacte de confiance qui devrait désormais régner être les forces de défense et les populations, relations jusque-là empreintes de méfiance.

© CAMERPOST avec © APA