Cameroun : Les lendemains de la catastrophe ferroviaire continuent de préoccuper la presse

Les lendemains de la catastrophe ferroviaire continuent de préoccuper la presse camerounaise | © AFP / STRINGER
Les lendemains de la catastrophe ferroviaire continuent de préoccuper la presse camerounaise | © AFP / STRINGER

L’attention des journaux camerounais parus mercredi restait focalisée sur la catastrophe ferroviaire qui, vendredi, a fait plus de 80 morts et plus de 600 blessés en gare d’Eséka.

Le Jour, dans un dossier spécial, s’est ainsi intéressé à la prise en charge des personnes dans les hôpitaux pour constater que l’engagement du chef de l’Etat, quant à la prise en charge gratuite, était diversement interprété.

Dans la métropole économique, Douala, cette publication affirme que des blessés délaissés sont obligés de payer de leur poche des médicaments signalés comme «indisponibles» à la pharmacie de l’hôpital public.

Le sort des accidentés internés dans des officines privées est encore plus préoccupant, confirme La Nouvelle Expression qui décrit une situation où des blessés réputés pris en charge gratuitement sont contraints d’assurer eux-mêmes leurs frais médicaux.

Le chef de l’Etat, Paul Biya, a créé mardi une commission d’enquête destinée à faire la lumière sur la catastrophe, informe Cameroon Tribune qui constate, à la lecture du décret y relatif, qu’il s’agit d’une commission de haut niveau dont le président n’est autre que le Premier ministre avec, comme membres, des personnalités dont le profil est révélateur d’un net souci de pragmatisme.

Ladite commission a 30 jours pour livrer ses conclusions, renchérit Emergence et The Guardian Post qui ne cachent pas leur impatience de connaître enfin les causes profondes du déraillement du «train de la mort».

Mutations, qui a lu le texte présidentiel entre les lignes, fait remarquer qu’il manque, dans cette liste, le ministre des Transports et tutelle politique de la Cameroon Railways (Camrail), Edgard Alain Mebe Ngo’o, que certains auraient pourtant vu au premier plan dans la conduite des investigations et qui est relégué dans la liste des acteurs à auditionner.

«Cet affront public vient, surtout, rappeler une communication catastrophique du chef du département des Transports dans ce dossier, lui dont le comportement avant, pendant et après la catastrophe fait actuellement flamber les réseaux sociaux.»

Si le ministre des Transports a le mérite d’être l’un des membres du gouvernement les plus actifs depuis l’accident ferroviaire du train 152 de Camrail, le 21 octobre dernier, il est aussi celui qui est empêtré dans des contradictions qui ne le grandissent pas, tranche Le Quotidien de l’Economie.

© CAMERPOST avec © APA

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