Cameroun : des leaders politiques appellent à faire plus sur la crise anglophone

Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition), Maurice Kamto, a appelé le président de la République, Paul Biya, à constituer une délégation composée de chefs religieux, de chefs traditionnels, de représentants de partis politiques représentés à l’Assemblée nationale afin de se rendre dans les zones anglophones pour apaiser les cœurs, en présentant la sympathie et la compassion de la nation aux «frères meurtris par les évènements dramatiques des dix derniers mois».

Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun

Dans un communiqué, consécutif à l’arrêt les poursuites pendantes devant le tribunal militaire de Yaoundé, ordonné par le chef de l’État contre 54 activistes des région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, il demande «la libération inconditionnelle de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de cette crise».

M. Kamto suggère aussi la création, par Paul Biya, «d’un cadre de dialogue ouvert et sincère dans lequel devront s’exprimer tous les griefs et revendications de nos compatriotes anglophones et les impératifs de la construction d’une nation unie, sachant que la sécession n’est pas une option».

Pour l’ancien bâtonnier de l’Ordre national des avocats du Cameroun, Bernard Muna, la meilleure forme de démocratie, aujourd’hui au Cameroun, «c’est le fédéralisme».

Bénéficiaire de l’arrêt des poursuites judiciaires, l’ex-avocat général près la Cour suprême, Paul Ayah Abine, abonde dans le même sens qui confirme le «besoin d’un État fédéral au Cameroun dans l’intérêt de la redistribution équitable des ressources», la fédération créant par ailleurs la saine émulation entre États.

Et d’insister pour que ceci soit fait autour d’une table ronde : «Le président de la République doit apprendre à parler à ses concitoyens. Même s’il pense qu’il ne peut pas physiquement être là, c’est important de choisir un représentant valable qui devrait discuter pour l’avenir de ce pays.»

Après 8 mois de détention, Paul Ayah Abine invite Paul Biya à organiser la transition paisible, à venir parler à ses concitoyens.

© CAMERPOST avec APA

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3 Commentaires sur "Cameroun : des leaders politiques appellent à faire plus sur la crise anglophone"

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Boris Edoa

À tous les leaders politiques qui veulent à tous prix contrer le Rdpc, voici l’occasion de le faire en proposant aux camerounais et aux anglophones en particulier ceux que vous pouvez et pensez faire pour le cameroun futur et surtout pour eux, qui ne se reconnaissent plus dans d’identité du Cameroun. En proposant un projet de société convainquant.Mais comme tout ce que vous savez faire c’est de critiquer, sans rien proposer Domage .

Marie Madeleine Ngo Ndoum

Et quoi donc? Si je ne suis pas trop indiscrète? Je ne veux pas vous décourager mais c’est encore Popol qui a gagné. Prenez le comme vous voulez. Mais il tient encore son affaire de main de maître, en fin politicien. Au lieu de croire qu’ il a cédé aux revendications et qu’on peut le faire chanter, après avoir donné la main on peut prendre tout le bras. Il a toujours une longueur d’avance sur ces adversaires politiques. Vous m’en direz des nouvelles.

Okollo Moukouri

C’est celà même … on donne la main ils veulent Le Bras! Ensuite quoi encore 😜

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