Cameroun : le vécu des populations d’Andom transformé par un projet agricole co-financé par le Japon – 29/04/2015

Des paysannes transforment le manioc | Photo d'archives
Des paysannes transforment le manioc | Photo d’archives

Depuis 4 ans, grâce à la mise en œuvre du Forest-savana sustanability projet (FOSAS), co-financé par l’Etat du Cameroun et le gouvernement japonais à travers son agence de coopération internationale (Jica), rien n’est plus comme avant dans le village Andom, situé dans la région de l’Est, certainement la plus enclavée du Cameroun. «De nombreux enfants vont désormais à l’école grâce à l’apport de ce projet. Les parents cultivateurs ont augmenté leur production grâce aux facilités de séchage et de transformation du manioc», confie un habitant du village.

En effet, dans cette localité de l’arrondissement de Diang, le FOSAS, qui promeut l’exploitation des ressources naturelles locales pour améliorer les conditions de vie des populations, tout en préservant l’environnement, a misé sur la production et la transformation du manioc pour sortir les populations d’Andom de la pauvreté. Résultat des courses au bout de 4 années de mise en œuvre du projet, les 200 ménages d’Andom ont produit 33 tonnes de couscous grâce à la transformation du manioc. Cet engouement pour la transformation a renchéri les prix du tubercule sur le marché local, pourvoyant ainsi des revenus supplémentaires aux producteurs. Dans le même temps, les ménages d’Andom ont engrangé d’importantes ressources financières en vendant environ 800 000 boutures de manioc aux producteurs des localités environnantes.

Tel est le bilan global que viennent de dresser les promoteurs de ce projet agricole, qui s’achève dans un an, et qui a fait sortir de terre plusieurs dizaine d’hectares de manioc dans le village Andom. Cette expansion de la culture du manioc a été rendue possible par la mise à disposition des producteurs de boutures améliorées pourvues par l’Institut de recherche agronomique pour le développement (IRAD), partenaire du FOSAS, projet qui a également permis de construire des infrastructures de séchage dans le village, ainsi que la formation des producteurs aux pratiques et techniques culturales modernes.

Source : © Investir Au cameroun