Cameroun : le salaire minimum en hausse de près de 30 % – 28/07/2014

Le Premier ministre camerounais a signé un arrêté fixant le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) à 36 270 F CFA (55 euros). Une hausse d’environ 30 % qui entérine les recommandations issues de la concertation entre les partenaires sociaux.

Grégoire Owona, ministre du travail et de la sécurité sociale.
Grégoire Owona, ministre du travail et de la sécurité sociale.

Le Premier ministre camerounais Philemon Yang entérine la proposition issue de la concertation entre les partenaires sociaux – une première – en vue de revaloriser le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig). Il passe ainsi de 28 216 F CFA (43 euros) à 36 270F CFA (55 euros) à la suite d’un arrêté pris le 25 juillet, soit une augmentation de 8 054 F CFA (28,5%). C’est la première hausse du Smig décidée en six ans au Cameroun, avant l’augmentation fixée par décret en juin 2008, il n’atteignait que 23 000 F CFA (35 euros).

Compétitivité

Nous nous sommes efforcés de ne pas impacter la compétitivité de nos entreprises“, déclare Grégoire Owona, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale qui a conduit les négociations les 16 et 17 juillet derniers. Lesquelles se sont attardées sur le montant à arrêter.

Alors que les syndicats fixaient la barre à 50 000 F CFA minimum, les entreprises du secteur agricole – premier pourvoyeur d’emplois au Cameroun – ont estimé ce montant particulièrement élevé. Elles ont formulé une double proposition : un smig spécifique à leur domaine à 35 000 F CFA et un autre de plus de 50 000 F CFA s’appliquant aux autres secteurs d’activité.

Notre législation sociale étant assez rigide sur ces questions, il était difficile d’opérer ce découplage“, a noté un fonctionnaire ayant pris part à la concertation. Cette hausse du smig intervient après celles des fonctionnaires et agents publics, en droite ligne des mesures de compensation destinées à atténuer les effets du réajustement des prix des carburants à la pompe, le 1er juillet dernier.

Source : Jeune Afrique

Par OMER MBADI

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