Cameroun : le régisseur marché de Mvog-Betsi épinglé par le Réseau national contre la corruption – 13/07/2015

Le régisseur marché de Mvog-Betsi, à Yaoundé au Cameroun, épinglé par le Réseau national contre la corruption | DR
Le régisseur marché de Mvog-Betsi, à Yaoundé au Cameroun, épinglé par le Réseau national contre la corruption | DR

Perception de loyers sans reçus, construction des boutiques sur les servitudes… Le Réseau national contre la corruption la tient pour responsable de l’anarchie.

Une correspondance a été adressée le 29 juin dernier à Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé. Dans cette correspondance, le Réseau national de lutte contre la corruption et les fraudes dans les marchés du Cameroun (Renalucco) accable le régisseur du marché de Mvog-Betsi. « Le régisseur en poste au marché de Mvog-Betsi a instauré dans tous les aspects des activités dudit marché, un gigantesque désordre dans le but de se remplir les poches, tant au détriment de la Communauté urbaine qui l’emploie.

Terreur, mépris, chantage, intimidations et menace sont les formes de pression dont fait usage au quotidien le régisseur du marché », relève Jean Todjo le secrétaire général du Renalucco. Dans la lettre, le Renalucco accuse le régisseur de corruption « Elle encaisse de nombreux loyers sans donner les reçus aux commerçants, elle construit les boutiques sur les servitudes, le régisseur a autorisé les commerçants à s’installer le long du mur du zoo. Pourtant, cela est interdit. Les taxes sont manipulées avec la complicité de commerçants et des agents collecteurs bien connus », déplore le secrétaire général du Renalucco.

Certains commerçants ont été victimes de la corruption « je voulais construire un comptoir devant ma boutique on m’a demandé 50.000 F.Cfa, en me disant que je n’aurai pas droit au reçu. J’ai refusé de donner parce que j’avais peur de voir les agents de la Communauté urbaine revenir casser ce comptoir », témoigne un tenancier de boutique. Cependant, d’autres vendeurs approchés au marché de Mvog-Betsi ne reconnaissent pas les faits dénoncés par le Renalucco.

« Chaque fois que j’ai payé la location à 5000 F.Cfa le mois, j’ai toujours obtenu toutes mes factures », explique un autre commerçant. Ce mercredi, le reporter du Jour est allé à la rencontre de Crescence Nseng, le régisseur du marché. Celle-ci ne nous a pas donné la possibilité de lui expliquer l’objet de notre présence dans son bureau. « Allez prendre les informations à la Communauté urbaine de Yaoundé », a-t-elle déclaré.

Source : © Le Jour

Par Prince Nguimbous

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