Cameroun : Le RDPC est «le laboratoire de la démocratie», selon son président – 23/03/2015

Le RDPC est «le laboratoire de la démocratie du Cameroun», selon son président | © PRC
Le RDPC est «le laboratoire de la démocratie du Cameroun», selon son président | © PRC

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) aura été, ces 30 dernières années, «le laboratoire de la démocratie» du pays selon son président, Paul Biya.

Dans un message à ses militants, publié lundi et en prélude à la célébration des trois décennies de vie de cette formation, née le 24 mars 1985 à Bamenda (Nord-Ouest), le non moins chef de l’Etat a gagné ses défis principaux que sont le rassemblement et la démocratie.

Le RDPC, affirme Paul Biya, a bien résisté à l’érosion naturelle du temps et aux épreuves que le Cameroun a traversées et reste, selon lui, le socle sur lequel reposent à la fois l’unité nationale, les aspirations démocratiques et le progrès économique et social.

Trente ans, écrit-il, c’est l’âge de la maturité où l’on a encore la vigueur et l’enthousiasme de la jeunesse mais déjà le début de la sagesse, c’est surtout l’âge où tout parait possible et où l’on a envie d’entreprendre sans se laisser arrêter par un excès de prudence ou les obstacles prévisibles.

Le RDPC peut donc légitimement se déclarer satisfait de ce qui a été accompli, le Cameroun étant désormais «un Etat démocratique doté d’institutions représentatives procédant d’élections libres et transparentes».

C’est pourquoi Paul Biya invite ses militants à être des «soldats de la démocratie», «au service du peuple et non l’inverse».

Le parti devra également, exhorte-t-il, s’ouvrir largement aux nouvelles générations, porteuses d’idées neuves et de propositions innovantes.

S’agissant de la guerre que le Cameroun mène actuellement contre la secte islamiste nigériane Boko Haram à ses frontières septentrionales, le leader du RDPC voudrait pouvoir compter sur l’appui sans restriction de l’ensemble de la population.

Son message ne fait toutefois aucune allusion à la vague d’arrestations ayant frappé le cœur du parti depuis une décennie, avec plusieurs dignitaires déjà condamnés à de lourdes peines d’emprisonnement pour crimes économiques.

Il évite également les multiples cas d’indiscipline intervenus au sein de la formation et qui ont conduit, en mi-septembre 2014, à l’exclusion définitive de 8 de ses militants.

Né en mars 1985 sur les cendres de l’Union nationale camerounaise (UNC, parti unique), le RDPC, qui partage aujourd’hui le paysage politique local avec 281 concurrents et en dehors d’un contrôle écrasant de conseils municipaux à travers le pays, détient actuellement 148 des 180 sièges de l’Assemblée nationale et 79 postes de sénateurs sur 100.

© CamerPost avec © APA

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