Cameroun : Le prix de la bière et des boissons alcoolisées reste inchangé – 05/01/2015

Luc Magloire Mbarga Atangana
Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre camerounais du Commerce.

Un communiqué du Mincommerce surseoit à toute hausse jusqu’à nouvel avis.

« La bière c’est vraiment 700F désormais. Je me demande si j’aurai même encore des clients », raconte une tenancière de bar au lieu-dit Mini-Ferme à Yaoundé. Il est 14 h ce vendredi 2 janvier 2015, alors qu’un camion d’une société brassicole est en pleine livraison. « A combien vous ont-ils vendu un casier de bière ? », lui demande un client. « Je ne vois pas les détails, mais je sais que ça a augmenté. Les journaux en parle d’ailleurs depuis des semaines », répond la dame, visiblement en colère. « S’il vous plaît, le prix de la bière a-t-il augmenté ? », redemande le client de tout à l’heure au livreur de bières. « Non ! Vous n’avez pas suivi le communiqué du ministre du Commerce ? Celui qui vend plus cher c’est son problème. A notre niveau, rien n’a changé », rétorque le livreur en déchargeant ses casiers.

En effet, un communiqué du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, signé en date du 31 décembre 2014, surseoit à toute hausse annoncée du prix des boissons alcoolisées. Et ce, jusqu’à nouvel avis. Le même communiqué met en garde toute industrie et tout commerçant véreux qui feraient de la spéculation sur les tarifs actuels. Et dans les points de vente de Yaoundé, certains se sont pliés à la mesure, tandis que d’autres se sont spontanément lancés dans la surenchère. Pourtant, « il y a des pourparlers en cours au niveau des services du Premier ministre, où un comité de gestion a été mis sur pied pour examiner ce problème. Et il a été convenu que tant que le comité n’a pas rendu sa copie et que le gouvernement n’a pas pris une décision officielle, les prix restent inchangés. C’est-à-dire que l’Etat ne nous exige pas de payer les droits d’accises revus à la hausse et à notre tour, on continue de livrer la bière au même prix », explique un responsable d’une des sociétés brassicoles du pays. D’où le communiqué du Mincommerce, annonçant, par ailleurs, des contrôles dans les commerces pour veiller à l’application de son communiqué.

Du côté de la direction générale des Impôts, en charge de la collecte des droits, l’on assure que, jusqu’à preuve du contraire, seules les dispositions de la Loi des finances 2015 font foi. Néanmoins, l’on attend jusqu’au 15 janvier, date-limite pour la déclaration des impôts par les sociétés brassicoles pour savoir si la hausse des droits d’accises est effective. Pour mémoire, il faut rappeler que la Loi des finances 2015 a modifié le mode de calcul desdits droits sur le tabac et les boissons alcoolisées, dont la bière. Il s’agit, en effet, des impôts directs perçus sur la consommation de ces produits classés nocifs pour la santé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Jusqu’ici, l’Etat perçoit 110F/litre de bière produite. Avec la nouvelle loi, il devrait percevoir 143 F de plus, soit en moyenne 250 F/litre.

Source : © Cameroon Tribune

Par Félicité BAHANE N.

  • @Stella_Onana …la #bièr au Cameroun…?!? notre #soif sera toujours plus fort que vos taxes!!!!

  • meme si on change les prix a 1000 franc la bierre les jeunes freres seront tjours au rebond .c est au moins la seule chose qui nous rassemble encore ..quand un a creuser il appele les autres et la vie continue.