Cameroun: Le pont aérien Douala-Bangui en attente

L’annonce a été faite ce lundi 6 janvier 2014 par Joseph Beti Assomo, le gouverneur de la région du Littoral. Cependant, la cellule de crise reste en éveil et prête à reprendre du service à tout moment.

Joseph Beti Assomo
Joseph Beti Assomo

Assurance a été donnée par le patron de la région du Littoral sur la reprise éventuelle de la cellule de crise. Laquelle est actuellement en stand-by après décision du chef de l’Etat. Joseph Beti Assomo a profité de cette rencontre avec la presse pour faire le bilan des trois semaines qu’auront duré les opérations de rapatriement des compatriotes de Bangui à Douala. « En trois semaines, nous avons supervisé les opérations de rapatriements à travers la cellule de crise qui a fait tous les efforts possibles pour encadrer nos compatriotes venus de Bangui. La dernière opération a eu lieu vendredi dernier [3 janvier 2014, Ndlr]. La cellule est en stand-by, mais prête à reprendre  du service en fonction des instructions qu’elle pourra recevoir de la haute hiérarchie. Sa reprise dépend de l’appréciation du chef de l’Etat », précise Joseph Beti Assomo.

En plus de cet accueil, poursuit le gouverneur de la région du Littoral, « nous avons veillé, nuits et jours à ce qu’ils rejoignent leurs familles respectives. Nous sommes en contact permanent avec les autorités camerounaises au niveau de l’Ambassade du Cameroun à Bangui qui continuent de veiller sur nos compatriotes sur place. Il n’y a pas lieu de s’alarmer. La cellule de crise reste en éveil. Elle est prête à reprendre du service à tout moment ». C’est au total 3790 camerounais (soit 2995 rapatriés par la Camair-Co et 1695 par les avions de l’armée) qui ont été tour à tour accueillis par cette cellule de crise conduite par Joseph Beti Assomo. La dernière vague composée de 91 personnes sont arrivés au Cameroun le vendredi 3 janvier 2014. La veille déjà, 121 camerounais avaient été ramenés au bercail par les avions militaires Casa et MA60. Des bus ont été mobilisés, par la suite, pour transporter ces compatriotes vers Bamenda, Bertoua, Yaoundé, Limbe, Ebolowa, Ayos, Maroua, Garoua,Ngaoundéré, Kousseri et d’autres grandes villes du pays. Ce depuis le 13 décembre 2013, date du déclenchement du pont aérien par Paul Biya, président de la République. En attendant une éventuelle reprise des travaux de la cellule de crise, les autres pays tels que le Sénégal, la Rdc, le Mali, le Niger, la Côte d’ivoire, le Gabon, le Tchad… ont également décidé d’évacuer leurs ressortissants de Bangui ; car la dégradation de la situation au pays de Michel Djotodia va de mal en pire !

© Camerpost.com: Frank William BATCHOU