Cameroun : Le pays sous vidéo surveillance – 08/08/2014

Des points névralgiques du territoire national couverts par le système dont la mise à l’essai a eu lieu à la DGSN jeudi en présence du ministre, SGPR.

11 h 50mn, jeudi en fin de matinée. Des images des principaux points de la capitale camerounaise sont reçues en temps réel au Centre de commandement installé dans les locaux de la délégation générale à la Sûreté nationale à Yaoundé. Un clic sur une souris d’ordinateur, puis apparaissent, en direct, des vidéos de soldats camerounais, armes au poing sur le front de Waza dans le département du Logone-et-Chari. Des caméras de surveillance installées à Kyé-Osi dans la Vallée-du-Ntem permettent aux nombreuses personnalités présentes de suivre en direct un contrôle de police des éléments de nos forces de sécurité à la frontière avec la Guinée équatoriale. Ces démonstrations ont été faites jeudi en fin de matinée dans la capitale camerounaise, en présence du ministre, secrétaire général de la présidence de la République. Ferdinand Ngoh Ngoh, qu’entouraient des membres du gouvernement, l’ambassadeur de Chine, Wo Ruidi, le délégué général à la Sûreté nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguélé, assistait ainsi en direct à la mise à l’essai du système de vidéo surveillance intelligent déployé par la police camerounaise. Cette technologie de 4e génération, installée avec l’appui d’une entreprise chinoise et la Cameroon telecommunications (Camtel), intègre les deux principales métropoles camerounaises (Douala et Yaoundé), les villes de Kyé-Osi, Kousséri, Waza et Garoua-Boulaï. L’ambition des autorités camerounaises étant de connecter tout le pays à cette technologie qui, de l’avis de Martin Mbarga Nguélé, devrait à la fois permettre d’accroître les capacités opérationnelles de nos forces de défense et de sécurité et renforcer le dispositif en place.

Pour cette opération, ce sont environ 70 caméras de quatre types (dont certaines ont une portée de cinq kilomètres) qui ont été installées à travers les localités-pilotes du projet pour la fourniture d’images qui peuvent être utilisées de façon active ou passive. Pour ce dernier cas, le chef de la division des transmissions à la DGSN, le commissaire principal Christian Ndoua Zié, permettra à Ferdinand Ngoh Ngoh et à sa suite de suivre le processus de récupération d’une moto volée par des malfrats dans la ville de Yaoundé et l’interpellation des auteurs de cet acte. Dans un environnement sécuritaire en pleine mutation, et dont les principaux maux, pour le Cameroun sont : la recrudescence de la délinquance juvénile, la montée en puissance des nouvelles formes de criminalité, l’afflux des réfugiés et ses corollaires à nos frontières, la guerre ouverte contre la secte Boko Haram, « Il s’est avéré impérieux pour notre pays de s’arrimer aux méthodes de prévention et de lutte contre ces nouvelles formes de criminalité et de terrorisme en améliorant au quotidien nos capacités opérationnelles pour des résultats plus efficaces » a relevé le DGSN. D’où la décision des autorités camerounaises d’installer le dispositif qui est dans sa phase-pilote en vue de la collecte des données visuelles en temps réel en vue d’une prise de décision adéquate.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jean Francis BELIBI