Cameroun : Le MRC lance une pétition « pour la réforme consensuelle du Code électoral »

Maurice Kamto à Bafoussam, le 21 novembre 2015. | © MRC
Maurice Kamto à Bafoussam, le 21 novembre 2015. | © MRC

Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition) a lancé une pétition via les réseaux sociaux, pour exiger « la réforme consensuelle du Code électoral » dans le pays.

Dénommée “Sauvons la paix au Cameroun en exigeant dès maintenant la réforme consensuelle du Code électoral pour des élections libres, transparentes et démocratiques !» cette campagne a recueilli 100 adhésions mercredi, soit deux jours après son lancement.

Pour le MRC, qui exige également la mise en place d’une biométrie intégrale, le Code électoral actuel «est un outil de tricherie» au profit du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) ainsi que l’ont démontré, «une fois de plus, les élections couplées du 30 septembre 2013».

Le texte est considéré comme «dangereux pour l’avenir» du Cameroun, car favorisant les contestations postélectorales dont l’actualité continentale démontre les graves conséquences pour la paix.

«Au regard de l’importance des prochaines élections pour le devenir de notre pays, cette campagne est un enjeu républicain qui interpelle tous les Camerounais, sans distinction et sans exclusive», estime le leader de la formation, Maurice Kamto.

Le MRC rappelle avoir déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale, et ce depuis novembre 2014, une proposition de loi portant modification de ce Code électoral, qui jusqu’ici n’a toujours pas retenu l’attention du bureau du Parlement «que contrôle le RDPC», tout comme il a adressé des demandes d’audience au Premier ministre ainsi qu’au président national du RDPC et chef de l’Etat, Paul Biya, pour en discuter, des demandes restées sans suite.

La campagne pour la réforme du Code électoral intervient alors que se profile, avec insistance dans les hautes sphères du régime de Yaoundé, l’éventualité d’une élection présidentielle anticipée, elle-même précédée d’une modification de la Constitution qui ramènerait les mandats présidentiels à 5 ans, renouvelables une seule fois ainsi que l’instauration d’un poste de vice-président de la République appelé à assurer l’intérim en cas de vacance à la tête de l’Etat.

© CAMERPOST avec © APA