Cameroun : Le dépistage de la drépanocytose se fera désormais à la naissance – 23/06/2015

André Mama Fouda, le ministre camerounais de la Santé | © Services du Premier ministre, portail du gouvernement
André Mama Fouda, le ministre camerounais de la Santé | © Services du Premier ministre, portail du gouvernement

Un programme pilote de dépistage à la naissance de la drépanocytose est en phase de lancement au Cameroun. Il sera financé par l’Agence Française de Développement.

L’annonce a été faite au cours d’une cérémonie à l’occasion de la célébration au Cameroun, de la journée internationale de la drépanocytose le vendredi 19 juin 2015. C’est le résultat d’un travail de lobbying et de sensibilisation d’un groupe de médecins. Ces derniers ont réussi à décrocher un financement de la part des bailleurs de fonds, notamment l’Agence Française de Développement (AFD). Il est question à travers ce programme pilote de systématiser le dépistage de la drépanocytose à la naissance avec pour objectif de limiter l’impact de la maladie au sein de la population camerounaise. Les chiffres disponibles au Cameroun révèlent que 25 à 30% de la population camerounaise sont susceptible de transmettre la maladie. Environ 2% d’enfants naissent avec la drépanocytose. 50 voire 75% de ces enfants atteints meurent avant cinq ans. Le dépistage à la naissance et une prise en charge correcte pourrait réduire de manière considérable ces chiffres. Quelques formations hospitalières au Cameroun expérimentent déjà ce type de programme de dépistage pilote il s’agit de l’hôpital central de Yaoundé, l’hôpital Laquintinie de Douala et diverses autres formation hospitalières. Le dépistage néonatal permettra en outre un meilleur suive des patients et une prise en charge à temps pour réduire le nombre de crises et augmenter l’espérance de vie des drépanocytaires. Le Ministre camerounais de la santé André Mama Fouda a interpellé les magistrats municipaux à s’intéresser à la lutte contre cette maladie en instaurant le dépistage prénuptial. Il reste impératif de connaître son statut avant d’envisager une vie en couple.

© CamerPost – Hakim ABDELKADER