Cameroun : « Le conard » musical de G2 Ba-Batu – 17/10/2014

Ce titre est le porte-étendard du premier album solo, après trois en groupe, de ce chanteur camerounais. Ses chansons sont une mixture entre le mbala, le ben-skin, le bikutsi et le makossa.

Il signe son retour. Plus en groupe comme par le passé mais en solo, cette fois ci. Les premiers pas de ce come-back ont été difficiles. L’arnaque s’étant invitée dans les ambitions nourries par G2 Ba-Batu. « Je suis revenu en 2013 avec cet album. Il y a des hommes de média qui ont escroqué mon argent de la promotion. Plusieurs mois sont passés sans que rien ne décolle. J’étais obligé d’aller travailler pour rembourser l’argent emprunté et aussi retravailler cette nouvelle chanson « le conard » pour relancer mon album cette année », relate G2 Ba-Batu. Dans un rythme très cadencé, « le conard » parle de cet instrument humain, sans polémique, qui donne la vie.  Ce titre parle de la relation conditionnée entre deux amoureux. Même pour fouetter « le conard ».

Ce premier album est baptisé « Wolo Wolo ». Un cri d’ambiance. Un peu comme on entend dans les points chauds de Douala, Yaoundé et d’autres villes camerounaises. Ce n’est pas un fait du hasard. Car toutes les chansons de ce premier opus solo sont très cadencées. Faciles à mixer par les Dj : « Wolo Wolo », « Conard », « Mballa fouka », « Fiesta nyanga » et « Temps court » C’est le genre que les camerounais aiment dans les bistrots aujourd’hui. On y retrouve du makossa, un mélange de bikutsi, du mbala et du ben-skin et du makounè, de la soul, du zouk. Rien de surprenant quand on a Nguebo solo, le feu Eric Sefu, Tonye François et G2 Ba-Batu à la guitare. « Wolo Wolo » c’est neuf titres. Certains titres comme « Awanda » racontent les faits courants de notre société : la souffrance des hommes, l’égoïsme… C’est pourquoi, dans « Awanda », G2 Ba-Batu se demande « comment un homme peut mourir de famine auprès des siens comme s’il était dans un désert ». Et de rappeler que « de nos jours, les hommes ont perdu toutes les valeurs qui favorisaient la construction d’un monde solide et convivial. Solidarité, amour et entraide doit être notre partage quotidien ».

G2 Ba-Batu n’est pas à ses débuts dans la musique (?) ! Avant cet album solo, il a participé à la sortie, en groupe, de trois autres. D’abord en 1994 à Yaoundé alors membre du groupe « Le nguigoum de la capitale », il sort l’album « Balakus », un mélange de Mbala et du bikutsi. Huit ans après, il est membre du groupe « Les médiateurs » avec qui, il produit l’album « L’amour et l’argent ». Toujours à la quête du meilleur, le jeune chanteur et arrangeur s’installe dans la ville de Douala où, avec des amis, il crée le groupe « Le G2 international ». Et en 2007, le groupe arrive sur le marché discographique avec l’album « Explosion » dans lequel plusieurs personnes ont apprécié le bikutsi fait en featuring avec la chanteuse Lady Ponce et Soupou Richard (pour qui connaît la chanson Aïcha de Majoie Ayi). « Cette chanson est beaucoup demandé. Je crois qu’on trouvera un moyen pour la rééditer », dixit G2 Ba-Batu. En attendant, son souhait actuel est de faire connaître son disque au-delà des frontières nationales. Nous le lui souhaitons d’ailleurs !

© Camer Post – Frank William BATCHOU

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