Cameroun : Le bilan du double attentat de Kangaleri dans l’Extrême-Nord fait état de 11 morts

Des soldats camerounais patrouillent près de la frontière avec le Nigeria  | © AFP / BRAHIM ADJI / Archives
Des soldats camerounais patrouillent près de la frontière avec le Nigeria | © AFP / BRAHIM ADJI / Archives

Dans les détails, il s’agit de neuf civils tués et de deux terroristes de Boko Haram.

Les deux explosions se sont produites tôt le dimanche 11 octobre 2015 dans la localité de Kangaleri, arrondissement de Mora, département du Mayo-Sava. C’est un village situé non loin de la frontière nigériane, à environ une quarantaine de kilomètres de Mora. En protagonistes, deux jeunes filles « kamikazes », sensiblement âgées de moins de 20 ans ; il s’agit des adeptes de la secte terroriste Boko Haram. Selon les informations mises à notre disposition par le sous-préfet de Mora, la première explosion n’a fait qu’un seul décès, à savoir la jeune fille qui, assurément par fausse manipulation s’est fait exploser, mais en causant tout de même des blessés au sein des populations. C’était autour de 6h20 mn. Quelques minutes plus tard, l’autre fille s’est fait exploser à environ 40 mètres du lieu de la première détonation, entraînant dans sa mort, neuf victimes venues déjeuner dans une cafeteria de fortune située en bordure de la route. Quant aux blessés, on en a dénombré 29. Ils ont été transportés à l’hôpital de district de Mora ; les cas les plus sérieux ont été évacués à l’hôpital régional de Maroua.

Il faut relever qu’il s’agit là du mode opératoire qu’utilise actuellement la secte islamiste après les nombreuses défaites enregistrées face aux forces de défense et de sécurité camerounaises et des pays-membres de la ligne de front. C’est la raison pour laquelle le gouvernement appelle à la vigilance de toutes les composantes de la société pour faire face à cette nouvelle stratégie qui vise à semer la terreur, dans un contexte où les jours de Boko Haram semblent visiblement comptés. C’est, par ailleurs, le lieu de saluer l’action des comités de vigilance mis sur pied dans différentes localités de la région de l’Extrême-Nord et qui ont souvent permis d’éviter des bains de sang, chaque fois que la secte islamiste décide d’utiliser ce mode opératoire.

Source : © Cameroon Tribune

Par Jean Francis BELIBI

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