Cameroun : l’arrivée de nouvelles cimenteries aiguise les appétits autour de l’exploitation de la pouzzolane – 13/05/2014

L’arrivée de la concurrence sur le marché du ciment au Cameroun, notamment avec la mise en service en février 2014 de l’usine Cimaf (Ciments de l’Afrique) de Douala, filiale du Marocain Addoha, qui est venue mettre un terme à 48 ans de monopole de Lafarge (Cimencam), a sérieusement boosté l’exploitation de la pouzzolane (un constituant du ciment) au Cameroun, fait-on remarquer au ministère de l’Industrie, malgré l’absence de statistiques concrètes.

Sur les sites de Djoungo près de Mbanga, dans la région du Littoral, dans les localités de Loum et de Tombel, respectivement dans les régions du Littoral et du Sud-Ouest, où Dangote Cement devrait lancer l’exploitation de carrières de pouzzolane dans les prochaines semaines, à la faveur de l’entrée en activité annoncée de son usine de Douala, les mairies se lèchent déjà les babines en pensant aux retombées futures de cette exploitation.

Par exemple, la commune de Mombo, dans la région du Littoral, revendique des droits d’environ 30 millions de francs Cfa chaque année, au titre de redevance pour les 26 à 29 tonnes de pouzzolane extraites chaque jour dans cette localité par les Cimenteries du Cameroun (Cimencam), filiale du français Lafarge. Mais cela ne semble pas combler les attentes de l’exécutif municipal.

S’exprimant sur le sujet dans le quotidien gouvernemental, Jean Blaise Djouokou, le maire de Mombo, interpelle «ces entreprises sur le souci d’accompagner le développement local. Ces taxes ne suffisent plus à résoudre les problèmes des populations. Que désormais, le cadre formel réglementaire de la prise en compte du cahier de charges annuel des entreprises soit une chose vraie», indique-t-il.

A en croire le maire, souligne Cameroon Tribune, accompagner le développement local sous-entendrait : soutenir des projets, notamment l’adduction en eau potable, la construction d’hôpitaux du fait de la dangerosité et des menaces environnementales liées à l’émanation des poussières issues de l’activité d’exploitation de la pouzzolane.

Source : Investir Au Cameroun