Cameroun : lancement du processus de réforme du secteur de l’électricité

Lancement du processus de réforme du secteur de l'électricité | Illustration/DR
Lancement du processus de réforme du secteur de l’électricité | Illustration/DR

Le gouvernement camerounais avec l’appui de la Banque mondiale (BM) vient d’amorcer le processus de réforme du secteur de l’électricité en engagent deux experts internationaux en vue de l’opérationnalisation de la Société nationale de transport de l’électricité (SONATREL), a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Ces experts des consortiums CPCS-Eia Grid International-Jing & Partners et RTE International, retenus par appels d’offres internationaux ont effectivement démarré leur mission par un atelier de lancement présidé par le ministre de l’Eau et de l’Energie (MINEE), Basile Atangana Kouna.

Concrètement, la RTE International – PriseWaterhouse Coopers – Nodalis va se déployer sur le terrain avec les experts des entreprises locales du secteur de l’électricité, en l’occurrence, l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (ARSEL), Electricité du Cameroun (EDC) et Energy of Cameroon (ENEO), question de définir ce qu’il y a à faire.

D’après des sources, la mission consiste premièrement à la séparation comptable des activités de transport au sein d’ENEO et dans une seconde étape, au transfert de celles-ci à la SONATREL, sans exclure les activités intermédiaires.

C’est dire que « l’opérationnalisation de la SONATREL peut se faire assez rapidement, parce que nous avons eu à faire exactement la même opération dans les années 1999-2000 en France. On va donc mettre cette expérience au service du Cameroun », assure Frank Moskovakis, représentant de ce consortium.

De son côté, la mission du CPCS- Eia porte sur la réorganisation du secteur de l’électricité. C’est-à-dire la mise en place des grands principes qui vont ensuite guider l’opérationnalisation de la SONATREL, tant au niveau tarifaire qu’au niveau organisationnel et juridique.

« Concrètement, on va préparer les grands principes tarifaires, qui vont ensuite être transformés en tarifs effectifs. On va préparer la structure institutionnelle, c’est-à-dire qui fait quoi ? Qui paie qui ? Il faudra aussi revoir la loi, revoir les décrets de création de la SONATREL pour s’assurer que le coté juridique est en phase avec l’opérationnalisation » a assuré, Jean-François Arsenault.

La création de la SONATREL l’année dernière devrait permettre d’implémenter les réformes intervenues en 2000 avec la libéralisation du secteur de l’électricité qui permet la présence de plusieurs acteurs dans la production, le transport, la distribution et la commercialisation de l’électricité.

© CAMERPOST avec © APA