Cameroun – Sanction : Comment l’affaire Koumatéke a eu raison du directeur général de l’hôpital Laquintinie de Douala

Le décès à l'hôpital Laquintinie de DOuala de Monique Koumatéke portant une grossesse gémellaire à terme pour « négligence médicale » a provoqué une onde de choc à travers le pays | © Facebook/DR
Le décès à l’hôpital Laquintinie de Douala de Monique Koumatéke portant une grossesse gémellaire à terme pour « négligence médicale » a provoqué une onde de choc à travers le pays | © Facebook/DR

Un décret du Premier ministre chef du gouvernement Philémon Yang lu sur les antennes de la radiotélévision publique (CRTV) limoge de ses fonctions, le directeur général de l’hôpital Laquintinie (Central) dont l’institution a défrayé la chronique ces derniers temps après un décès qualifié de négligence médicale, provoquant des manifestations populaires à Douala.

Cet hôpital de première catégorie qui est la plus importante du pays en termes de consultations, avec environ 3000 consultations quotidiennes, est régulièrement mis à l’index par des usagers à cause des dysfonctionnements récurrents dans l’accueil et la prise en charge des malades.

Il s’agit notamment du système de gestion dénommé le « Code » qui oblige des usagers à emprunter de longues et onéreuses procédures avant d’être pris en charge.

Le décès d’une dame portant une grossesse gémellaire à terme pour « négligence médicale » a provoqué une onde de choc à travers le pays d’autant que dans ce système de fonctionnement peu orthodoxe, une dame dont les qualités professionnelles en médecine ne sont pas connues et n’exerçant pas dans cet hôpital, avait alors, à l’aide d’une lame, ouvert le ventre de la maman décédée dans l’optique de « sauver les bébés ».

Une attitude « irresponsable et dénuée de bons sens » qui avait provoqué des manifestations des populations qui exigeaient entre autres, le limogeage des responsables cet hôpital.

Le décret du Premier ministre relevant le Dr Jean Louis Dissongo et son remplacement par le Pr Louis Richard Njock, jusque-là, directeur de l’hôpital régional d’Edéa (HRE), dans le Littoral, pourrait ramener plus de sérénité à cet hôpital construit en 1941 et qui servait alors « d’hôpital des indigènes » sous l’administration française.

© CAMERPOST avec © APA