Cameroun : L’AFD revendique des engagements d’un montant de 100 milliards de FCfa en 2015

Le siège de l'AFD à Paris, France | DR
Le siège de l’AFD à Paris, France | DR

Selon la représentation au Cameroun de l’Agence française de développement (AFD), au cours de l’année 2015, cet organisme a financé des projets pour un montant total de 100 milliards de francs Cfa dans le pays. A en croire la même source, le plus gros appui financier octroyé au Cameroun par l’AFD l’année dernière est le prêt de 47 milliards de francs Cfa accordé au gouvernement dans le cadre du projet de construction de la route Batschenga-Yoko-Lena.

En 2015, l’AFD a également accordé son premier prêt non souverain à une entreprise publique camerounaise. Il s’agit en l’occurrence de la société des Aéroports du Cameroun (ADC), en vue de la rénovation des chaussées aéroportuaires et la construction d’une nouvelle aérogare pour passagers à l’aéroport international de Douala, la principale porte d’entrée du pays.

Dans le même temps, apprend-on, 17 milliards de francs Cfa ont été mis à disposition par l’AFD dans le cadre de l’implémentation des Garanties Ariz, dispositif de partage des risques visant à faciliter l’accès aux financements aux PME et aux établissements de microfinance.

En outre, en 2015, l’Agence française de développement a décaissé 1 et 2,1 milliards de francs Cfa, respectivement pour le projet « Douala ville durable » et le projet d’appui au développement des Indications Géographiques (IG) en Afrique piloté par l’OAPI, et qui pourrait induire la labélisation d’autres produits camerounais après le miel d’Oku et le poivre blanc de Penja.

Pour rappel, en décembre 2013, l’ambassadrice de France au Cameroun, Christine Robichon, avait révélé, dans une interview au quotidien gouvernemental, que depuis 2006, les engagements financiers de l’Agence française de développement en faveur du Cameroun étaient estimés à près de 1000 milliards de francs Cfa, soit une moyenne de 135 milliards de francs Cfa par an.

Source : © Investir Au Cameroun

Par Brice R. Mbodiam