Cameroun – Lady Ponce : « Tout le monde va s’y retrouver » – 09/05/2015

Lady Ponce sur scène | Archives/DR
Lady Ponce sur scène | Archives/DR

Votre cinquième album « Bain de sons » vient d’être dévoilé. Qu’a-t-il de particulier comparé à vos quatre autres opus ?

Dans ce nouvel album, j’offre au public un côté de moi qu’il ne connaissait pas. C’est un album qui a une partie de moi, dans lequel j’ai l’impression de m’amuser parce que pour exercer notre métier, il faut être d’abord joyeux.

J’ai pris du temps pour le travailler et du plaisir à le réaliser. Dans cet album, j’ai essayé des rythmes acoustiques, entre autres, mais aussi des rythmes que je n’avais tentés et que j’ai toujours eu envie de faire. C’est un album de variétés et tout le monde va s’y retrouver.

Vous collaborez avec le groupe X-Maleya, notamment sur le morceau « Koum koum koum ». Vous avez des styles différents, pourquoi vous associer ?

Un bon musicien ou artiste doit s’intégrer à n’importe quel rythme et moi j’ai cette capacité. Je veux m’emparer de n’importe quel rythme. Et le groupe X-Maleya est assez particulier.

Dans les titres « Obale ma » et « Me dingui yen » c’est Roger Samnig qui a fait les arrangements, les prises de voix, les prises de guitare, les programmations.

Et tout s’est passé dans leur studio. C’est un groupe avec lequel je travaille depuis.

Ce sont mes amis, c’est un groupe de potes avec qui je m’entends merveilleusement bien. Nous sommes de la même génération, nous regardons dans la même direction et nous avons les mêmes projets.

J’ai pris un réel plaisir à travailler avec eux. De cette collaboration, le public peut s’attendre à être servi parce ça fait longtemps qu’il attend ce cinquième album.

Après la présentation officielle de votre album, certains pensent que vos morceaux donnent une impression de déjà entendu. Qu’en dites-vous ?

Je ne le pense pas, parce que c’est la continuité de ce que j’ai toujours eu à faire. Le problème c’est que le public a l’habitude de connaître mes albums avant même la sortie.

Dans « Bouge, on voit », vous avez un nouveau style de bikutsi dans lequel vous avez des beats cadencés dans un pas un peu Ekang, d’une manière très stylée. C’est un nouveau style que nous avons apporté.

C’est pareil dans « Poisson fumé » où le son est électrique avec des batteries live. Dans « La la la », je suis d’accord c’est la continuité de ce qu’on fait tous les jours, mais dans un autre esprit. C’est un titre pour mettre l’ambiance.

Cet album compte 18 titres. Vos derniers albums n’étaient pas aussi fournis en chansons ?

Il n’y a que sur mon premier album que j’ai réalisé six titres. Les autres en avaient douze.

Je dois avouer que nous avons travaillé sur plus de 30 morceaux. Il y en a plein avec Vincent Nguini. Et je n’ai pas voulu mélanger le travail réalisé avec lui, car j’ai besoin de sortir un album uniquement avec Vincent.

Nous voulions sortir deux CD à la fois, mais mon équipe et moi avions décidé de sortir uniquement 18 titres, sinon il y en aurait eu beaucoup plus.

Dans tous vos albums, vous rendez hommage à vos parents. Là, vous remettez ça…

Quand je chante, la profondeur qui se dégage c’est la douleur que je ressens à cause de ce vide qu’ils m’ont laissé.

Et c’est pourquoi le titre « Elle ne l’a pas vu de Charlotte Dipanda » me touche particulièrement, car mes parents n’ont pas vu ce que je suis devenue.

Quand j’écoute cette chanson, elle me rappelle mon histoire. Je donnerai aujourd’hui tout ce que je possède pour les revoir ne serait-ce que deux secondes.

C’est ce que je traduis dans « Me dingui yen » pour dire qu’aucun enfant n’est préparé à la perte de ses parents.

Comment allez-vous organiser la promotion de cet album de 18 titres ?

Je tiens à rappeler à mes fans que dans cet album, aucun titre ne va envahir l’autre. Chaque titre a sa particularité.

Nous allons continuer avec des tournées. Je serai en Suisse ce week-end, et la semaine prochaine, ce sera une soirée organisée pour dédicacer le CD à la Sanza. Je serai à Berne, le 18 mai et le 23 mai je serai en Italie.

Le gros de la promotion se passera le 31 octobre où je ferai ma soirée de dédicace à Paris au palais des Congrès. Au Cameroun, la promo débutera le 24 juillet à Douala, le jour de mon anniversaire, ensuite à Yaoundé, ce sera au Stade Omnisports de Yaoundé.

Actuellement, nous sommes en train de travailler sur « Le Tour de Lady » qui va aller dans toutes les régions du Cameroun pour des spectacles.

Source : © Cameroon Tribune

Par Sorèle Guebediang À Bessong

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