Cameroun : la société civile contre  les abus des droits des minorités sexuelles

Les participants aux assises | © CAMERPOST/Linda Mbiapa
Les participants aux assises | © CAMERPOST/Linda Mbiapa

Une dizaine de participants a pris part ce mardi 2 février 2016 à Douala à un atelier d’échanges sur les mécanismes régionaux et internationaux de protection et de promotion des droits de l’homme auprès des acteurs Etatiques et non étatiques. CAMERPOST qui a suivi les échanges, s’est rendu compte de ce que les défenseurs des droits humains et les acteurs de la société civile présents, dénoncent fortement les abus des droits humains des minorités sexuelles. « Nous militons pour la cause de nombreuses personnes Lgbti dont les droits ont été bafoués tout en leur procurant un soutien multiforme spécifiquement juridique », fait savoir l’Association pour la défense des homosexuels (Adefho) et d’autres organisations de défense des droits humains, organisateurs de l’atelier. Ils ajoutent que : « nous souhaitons que soit revu l’article 347 bis qui pénalise l’homosexualité dans le Code pénal au Cameroun ».

De l’avis des concernés, malgré le plaidoyer fait, on dénombre encore de cas d’arrestation, détention et/ou emprisonnement illégaux. Ils indiquent que la rencontre du jour vise à outiller les participants sur la maîtrise des mécanismes régionaux et internationaux de protection et de promotion des droits de l’homme auprès des acteurs étatiques et non étatiques. Les résultats attendus sont que: « les participants s’approprient des instruments lorsqu’il s’agit de la protection des droits humains au Cameroun ».

En outre, tous condamnent la violence croissante, l’assassinat, le viol, l’agression, la détention arbitraire et d’autres formes de persécution de personnes sur la base de leur identité ou orientation sexuelle réelle ou supposée. Ils invitent les gouvernements africains en général et camerounais en particulier à s’assurer que les défenseurs des droits de l’homme exercent leurs activités dans un environnement propice exempt de stigmatisation, de représailles ou de poursuites pénales en raison de leurs activités de défense des droits humains y compris ceux des minorités sexuelles.

Il a été rappelé que les femmes défenseurs travaillent pour assurer que tous les Africains et les gens dans le monde entier jouissent de tous leurs droits. « Bien entendu, ce combat devrait encourager toutes les parties prenantes à travailler en synergie positive en vue de créer les conditions nécessaires à la promotion de tous les droits de l’homme », arguent les actrices de la société civile, qui appellent aussi à la mise en œuvre d’intervention d’urgence aux femmes agressées ou menacées.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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