Cameroun : La sécurité routière renforce la vigilance dans les agences de voyage – 06/07/2015

Une agence de voyage au Cameroun | Photo d'illustration
Une agence de voyage au Cameroun | Photo d’illustration

Suite au communiqué du ministre des Transports jeudi dernier, certains responsables appliquent déjà les mesures prescrites.

Dans une agence de voyage samedi dernier, on a cru être dans une salle de classe. Tous les passagers sont passés à l’appel comme des candidats dans une salle d’examen. Le « motorboy » a reçu des consignes sur le contrôle du nombre des passagers à bord. « Aucune surcharge n’est permise, si le véhicule dispose de 20 places assises, celles-ci doivent être occupées puisqu’en cas de danger, il faut pouvoir identifier tout le monde », explique Joseph B., chef d’agence. « Nous demandons également aux passagers de signaler toute personne prise de façon clandestine en cours de route. Sans oublier les excès de vitesse ou tout autre travers que peuvent engager les chauffeurs », ajoute notre interlocuteur. C’est qu’en cette période des vacances où les agences de voyage sont sollicitées, aucune erreur n’est permise. Et de conclure : « C’est grâce à cette activité que nous nourrissons plusieurs familles, donc, il faut rappeler aux uns et autres leurs responsabilités. Nous demandons aux passagers de dénoncer tout excès de vitesse. Nous devons d’abord penser au confort de notre clientèle ».

Dans d’autres agences, les gestionnaires multiplient les réunions avec les chauffeurs. « Nous sommes les habitués de ces mesures chaque année pendant les vacances. Chez nous, nous anticipons avec la sensibilisation de nos chauffeurs. En plus de cela, nous avons revu les horaires de conduite pour éviter la fatigue au volant », a indiqué un autre gestionnaire. Concernant la limite de vitesse à ne pas franchir, les responsables ont exigé de leurs conducteurs de ne pas dépasser 100 km/h. « Nous sommes des professionnels et c’est pourquoi tous les véhicules sont passés en révision dans un garage afin que personne n’ait aucune excuse sur le non-respect des règles de sécurité routière édictés par le ministre de tutelle », renchérit notre source.

Si certaines agences prennent à cœur les mesures du ministère des Transports pour sauvegarder leur gagne-pain, d’autres trainent encore le pas. A la gare routière d’Etoudi, par exemple, les vieilles Saviem continuent d’assurer le transport des personnes et des biens sur certains axes routiers. « Nous n’avons pas le choix, les responsables ne pensent pas à renouveler leur parc automobile encore moins au confort des clients. Nous espérons que grâce à la sensibilisation, les responsables vont ne serait-ce que revoir l’apparence physique de leurs cars de transport », souhaite Justine Moutapam, passagère. En attendant le début effectif des contrôles, chacun y va de son intérêt.

Source : © Cameroon Tribune

Par Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG