Cameroun : La révolution du secteur culturel d’Afrique centrale prend corps à Douala – 06/10/2014

Résolution prise par les entrepreneurs culturels de la sous-région Afrique centrale à Doual’art. Ceci vise à redorer le blason de ce secteur sur l’échiquier africain et mondial.

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Parchemin en main. Les séminaristes peuvent le brandir avec fierté. Il y a de quoi. Après dix jours de formation intense à l’espace culturel Doual’art. Les leçons ont d’ailleurs été bien assimilées par les apprenants. Pardon, les recyclés. « On a appris l’organisation et le fonctionnement d’une structure culturelle. L’ensemble de tout ça nous a beaucoup aidés et nous comptons le capitaliser dès notre retour dans nos différents pays. Nous avons aussi pris la résolution de révolutionner le secteur culturel en Afrique centrale ; d’associer la culture et le développement. Le statut de l’artiste n’existe pas. Nous avons fait le sacerdoce et aujourd’hui, ce sacerdoce est fini. C’est un appel et un plaidoyer que nous faisons », déclare Auguste, le porte-parole des séminaristes, venu de la République centrafricaine. Ils sont donc treize séminaristes à avoir pris part à ce programme de formation en entreprenariat culturel en Afrique centrale du 22 septembre au 2 octobre 2014. On avait deux gabonais, deux tchadiens, deux congolais de Brazzaville, un centrafricains et cinq camerounais. Ils ont été sélectionnés au terme d’un appel à candidature.

Ce programme de formation des entrepreneurs culturels organisés à Douala par Arterial Network en partenariat avec le Goethe Institut, Doual’art et African Arts Institute (Afai). « Nous espérons qu’avec tout ce que les apprenants ont reçu pendant cette troisième formation des entrepreneurs culturels, l’Afrique centrale ne sera plus le ventre moue de la culture en Afrique », croit fermement le directeur artistique adjoint de l’espace culturel Doual’art. Toute chose qui a amené Théodore Kayese, point focal Douala d’Arterial Network, de dire que « l’Afrique à une autre image à présenter que celle de guerre qu’on renvoie à chaque moment. Cette formation nous comble de joie. Nous avons du potentiel car, l’Afrique centrale peut nous faire de façon collective car l’individualisme ne fera rien. Cette formation n’est pas la dernière de l’année ».

Pendant les dix jours de formations, les séminaristes ont été édifiés par quatre formateurs : Luc Yatchoukeu, Michel Ndoh, Tony Mefe et le banquier Jacques Tiwo sur comment trouver le financement pour les projets culturels. Tous absents lors de cette cérémonie de clôture, ils ont été représentés par Guy Fekou. Ce porte-parole circonstanciel souligne que « cette formation était une occasion de donner les ficèles d’organisation et de fonctionnement de l’environnement de l’Afrique centrale. Nous partons satisfaits tout en espérant que ce n’est pas la dernière formation. Que les prochaines soient plus techniques et économiques. Que les apprenants partagent ce qu’ils ont appris ici afin que l’Afrique centrale commence à montrer aux yeux du monde ce qu’elle vaut réellement ». La prochaine formation est annoncée avant la fin de l’année en cours. La date reste à définir.

© Camer Post – Frank William BATCHOU

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