Cameroun : La presse à fond sur la libération de 27 otages – 13/10/2014

Les journaux camerounais parus lundi ont consacré l’essentiel de leurs Unes à la libération, pendant le week-end, de 27 otages (dont 10 Chinois) dont le kidnapping a été attribué à la secte islamiste nigériane Boko Haram.

Arrivées des otages à l'aéroport international de Nsimalen.
Arrivées des otages à l’aéroport international de Nsimalen.

”Les dessous de la libération des otages” ; ‘’Les dessous de la libération des 27 otages” ; ‘’Comment les otages de Boko Haram ont été libérés” ; ‘’Boko Haram libère 27 otages” ; ‘’Tractations, suspense : le long chemin vers la libération des otages” ; ‘’Boko Haram frees Amadou Ali’s wife, 26 other hostages” et ‘’Insecurity : 27 hostages released” titrent respectivement Mutations, Le Jour, L’œil du Sahel, Le Messager, La Nouvelle Expression, The Gardian Post et Cameroon Tribune.

La première publication citée révèle qu’en contrepartie de ce dénouement, le gouvernement camerounais a libéré sept membres de la secte. Elle se pose ensuite des questions quant aux rumeurs portant sur le paiement d’une rançon ainsi que sur le lieu où étaient détenus ces personnes.

‘’Accords secrets, échanges de prisonniers et paiement de rançon ont été mis en œuvre pour délivrer les captifs de Boko Haram.”, affirme le journal Mutations

Pour L’œil du Sahel, c’est plutôt ‘’une trentaine de membres” du mouvement djihadiste, emprisonnés au Cameroun, qui ont recouvré la liberté en échange des otages, sans oublier le versement d’une rançon de 3,2 milliards FCFA à la secte dont 1,5 milliard FCFA pour les Chinois.

‘’Pour une certaine opinion à Yaoundé, les membres de Boko Haram récemment interpellés à Kousséri seraient pour beaucoup dans cette libération… record”, susurre Le Messager.

Quelque 200 milliards FCFA, des armes et des munitions ont été offerts à la secte en échange avec le chef de l’Etat tchadien, Idriss Déby Itno, au cœur des tractations, insiste The Gardian Post.

Le Cameroun a fait des concessions, renchérit Le Jour avant de se demander : ‘’qui a donc fait quoi dans cette libération ?”

La Météo croit avoir la réponse à cette interrogation quand elle affirme que le secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, apparaît comme ‘’un médiateur suspect”.

Les conditions nébuleuses de la libération des otages, peut-on y lire, placent à nouveau ce proche collaborateur du chef de l’Etat ‘’sous les feux des projecteurs”.

Le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune, pour sa part, préfère évoquer un ‘’happy end pour les dix otages chinois enlevés dans la nuit du 16 au 17 mai 2014 à Waza, et les 17 Camerounais victimes du même sort le 27 juillet 2014 à Kolofata”.

© Camer Post avec © APA

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