Cameroun : La préservation et la transmission de la mémoire collective de l’Afrique au centre d’une rencontre internationale

Pr Narcisse Mouelle, Ministre camerounais des Arts et de la Culture | DR
Pr Narcisse Mouelle, Ministre camerounais des Arts et de la Culture | DR

La Fondation AfricAvenir internationale, branche de Douala a accueilli hier 29 février 2016 le Ministre des Arts et de la Culture (Minac), Pr Narcisse Mouelle Kombi, les autorités politiques, traditionnelles et religieuses. A la faveur d’une série d’activités à son  siège à Bonaberi.

Il s’agit de la rencontre  internationale de Douala.  Elle est constituée non seulement de la mémoire collective africaine, mais aussi d’autres cérémonies, des expositions et de plusieurs  débats scientifiques. A travers la mémoire collective africaine, la Fondation AfricAvenir internationale veut  contribuer  à la préservation du patrimoine par des témoins camerounais de l’histoire lors de la naissance du Cameroun moderne de 1884 à 1916 – la période de l’Allemagne au Cameroun- et de 1920 à 1930 – la période de la France et de la Grande Bretagne au Cameroun- .  Les voix des Camerounais âgés de 90 à 110 ans, mais aujourd’hui décédés sont entendues sur la genèse  du Cameroun à l’époque coloniale. Ce sont des voix enregistrées lors des recherches effectuées dans les années 1980.

Par ces actions, la renaissance de l’Afrique est en marche. Selon le Pr Kum’a Ndumbe III : « nous avons besoin de notre mémoire collective. La question  fondamentale  à se poser est celle de savoir si les Camerounais et les Africains  sont disposés et prêts  à retrouver leur mémoire effacée ». Il dit vouloir rendre aux Cameroun une partie de sa mémoire. « Nous avons  mené des recherches dans les années 1980. Nous avons rencontré 176 vieux  Camerounais. Nous avons sélectionné 20 papas et mamans de 100 ans et plus  originaires de différentes régions  du pays qui ont accepté de faire des témoignages en leurs langues respectives», a-t-il-déclaré. AfricAvenir est une organisation internationale à but non lucratif et non partisane, s’engageant dans l’éducation civique et la dissémination du savoir d’un point de vue résolument africain.

 Elle fut créée en 1985 par le Prince Kum’a Ndumbe III à Bonabéri, à Douala (Cameroun) où se trouve le siège principal de l’organisation non gouvernementale comprenant une salle polyvalente où se déroule régulièrement des conférences, des projections, des expositions et autres, la bibliothèque “Cheikh Anta Diop” dotée d’un stock de livres unique car pour la grande majorité d’auteurs africains dont beaucoup en langues camerounaises et africaines, ainsi que la librairie et magasin d’art “Le Génie Africain”. Sa mission à Douala est d’éduquer la population et l’élite intellectuelle aussi bien des pays africains que des pays européens à une compréhension plus approfondie des questions africaines. « Nous essayons de contribuer à donner une réponse à cette question : qu’est-ce qui est arrivé aux Africains et à l’Afrique pour être tombés si bas ? », souligne Prince Kum’a Ndumbe III qui enchaîne : « quelles sont les voies classiques et alternatives pour relever le défi, faire prendre conscience aux Africains et à leurs partenaires de l’évolution des situations africaines dans les relations internationales, permettre d’améliorer substantiellement les conditions de vie en Afrique et un dialogue franc ? Notre méthode : éduquer par le dialogue et l’échange ».

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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