Cameroun : La Fête du travail au cœur des maux des travailleurs – 01/05/2015

La Fête du travail au cœur des maux des travailleurs | Photo DR
La Fête du travail au cœur des maux des travailleurs | Photo DR

Dans sa déclaration relative à la 129ème édition de cette fête, la commission nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (Cndhl) a listé un ensemble de griefs qui plombent le plein épanouissement des travailleurs au Cameroun.

La situation du travailleur au Cameroun n’est guère reluisante. Même si les pouvoirs publics ont manifesté l’intention d’y trouver des solutions, à travers un ensemble de mesures, il apparait cependant que celles-ci tardent à produire des résultats probants quant au bien-être des travailleurs. Le constat est de la commission nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (Cndhl). Dans sa déclaration en prélude à la 129ème édition de la fête du travail qui se célèbre ce vendredi 1er mai 2015, cette organisation déplore d’une part, le fait que le travail décent soit encore plus un leurre qu’une réalité au Cameroun; et d’autre part, que les normes internationales relatives au travail qui priment sur la législation nationale ne soient pas systématiquement appliquées.

Bien plus, dans son indignation, la Cndhl condamne le fait que l’ensemble des mesures d’hygiène prévention, d’hygiène et de sécurité, destinées à assurer la protection de la santé des travailleurs ne soient pas systématiquement respectées. «Dans la grande majorité des entreprises, le travail se déroule dans un environnement discriminatoire, sans respect du Code du Travail et, surtout, dans le cadre de politiques qui dévalorisent l’emploi», peut-on lire dans la déclaration du Dr Chemuta Divine Banda, Président de la Cndhl. Laquelle martèle qu’une frange considérable de travailleurs évoluent dans le secteur informel mal maîtrisé et ne bénéficient d’aucune couverture sociale. Aussi, dans la grande majorité des entreprises, le travail se déroule dans un environnement discriminatoire, sans respect du Code du Travail et, surtout, dans le cadre de politiques qui dévalorisent l’emploi, révèle le Cndhl.

Loin de se limiter à décrier les calamités des travailleurs au Cameroun, cette organisation appelle le Gouvernement et le Parlement non seulement à procéder sans tarder à la révision du Code du Travail dans le but de renforcer la protection des travailleurs mise à mal par la réforme du 14 août 1992, adoptée dans le contexte d’une crise économique aigüe ; mais aussi, à réactiver les Comités de sécurité et de santé au travail (Csst) créés par décret du Premier Ministre, le 3 mars 1993. De même, elle suggère l’urgence d’étendre la protection sociale à tous les domaines d’activité et au relèvement des pensions de retraite ainsi que les allocations familiales pour que le travail reste un moyen d’épanouissement et non de stresses comme cela semble être pour nombre d’employés au Cameroun.

Source : © LNE

Par Vivien Tonfack

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