Cameroun – Kidnapping : Sept éleveurs pris en otage dans l’Adamaoua

Sept éleveurs ont été enlevés par des personnes non identifiées et lourdement armées. | Illustration/DR
Sept éleveurs ont été enlevés par des personnes non identifiées et lourdement armées. | Illustration/DR

Ce kidnapping devenu monnaie courante intervient cinq jours après la libération des deux otages dans le Djerem.

Selon des informations puisées de bonnes sources, une prise d’otage a eu lieu dimanche 3 janvier 2016 dans un village situé dans l’arrondissement de Ngaoundéré 3éme.  Sept éleveurs ont été enlevés par des personnes non identifiées et lourdement armées.  Des sources disent que les ravisseurs réclament des sommes faramineuses pour libérer les otages. Pour l’instant, on ne sait pas vers où ils se sont dirigés ni si les otages ont été brutalisés.  Les forces de l’ordre et de sécurité ont ouvert une enquête, mais ne communiquent pas encore sur cette actualité. Cette prise d’otage est la énième dans cette région de l’Adamaoua.

Il y a une semaine, trois personnes ont été enlevées à Martap toujours dans le département de la Vina. Ce sont toujours des éleveurs. Des hommes armés sont venus nuitamment. Ils ont intimé l’ordre aux occupants de la maison de les suivre toute affaire cessante. Ils ont accepté sans rechigner. Ils ont été libérés, des jours plus tard, à en croire nos sources, après paiement des rançons par le chef de la famille. « Le chef de la famille a versé plusieurs millions. Il a été convoqué par nos services pour nous fournir certaines informations. Pour l’instant, on ne communique pas sur cet interrogatoire ni sur les informations utiles en notre possession », explique une source sécuritaire dans la région de l’Adamaoua.

Par contre, les otages de Mbalang Modibbo sont toujours en captivité. Toute une famille a été enlevée dans ce village situé à moins de 30 km de Ngaoundéré, la capitale régionale de l’Adamaoua. Le chef de la famille épargné est aussi un grand éleveur.

Les forces de l’ordre alertées par cette situation ont obtenu un fait bilan dans la Djerem le 31 décembre 2015. Deux ravisseurs ont été tués par les éléments de 33éme bataillon d’infanterie motorisée de Djerem. Ils ont pu libérer quelques otages tous fils d’un grand éleveur dans ce département. Au cours de cette battue, les militaires ont découvert une scène macabre dans l’arrondissement de Dir : 9 corps pendus.

La région de l’Adamaoua vit une insécurité sans précédent depuis début 2013. Cette région frontalière avec la République centrafricaine subit les conséquences de l’instabilité de ce pays néant. Et la cible des preneurs d’otages, ce sont les éleveurs de bétails qui peuvent vendre leurs bœufs et payer facilement les rançons. Si rien n’est fait, la filière bovine, principale richesse de cette région peut s’effondre.

© CAMERPOST par Ousmane Biri

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