Cameroun : Kah Wallah et des dizaines d’activistes politiques violemment interpellés vendredi à Yaoundé

Kah Wallah et des dizaines d'activistes politiques violemment interpellés vendredi à Yaoundé | Ph. Facebook
Kah Wallah et des dizaines d’activistes politiques violemment interpellés vendredi à Yaoundé | Ph. Facebook

Une soixantaine de personnes ont été violemment interpellées par la police vendredi en mi-journée à Yaoundé, la capitale camerounaise, alors qu’elles assistaient à une conférence de presse du mouvement Stand Up For Cameroon au siège du Cameroon People’s Party (CCP, opposition) à Ngousso, un quartier populaire de la ville, a-t-on constaté APA sur place.

Menés par le sous-préfet de de Yaoundé 5 invoquant bruyamment un rassemblement non déclaré, les hommes en tenue ont commencé par tout détruire sur leur passage avant de brutaliser physiquement plusieurs personnes, parmi lesquelles deux dames en fauteuil roulant.

Elles ont ensuite été embarquées, dont la présidente de la formation Kah Wallah, puis dispatchées dans différents commissariats de la capitale.

Vers 15 heures (heure locale), l’on apprenait que celles échoué au commissariat central numéro 1 avaient été directement envoyées en cellule, sans audition préalable, en même temps que celles du commissariat central numéro 4 et celles envoyées au bureau des renseignements généraux attendaient d’être auditionnées.

Le mouvement Stand Up For Cameroon, rappelle-t-on, regroupe plusieurs partis politiques de l’opposition ainsi que des organisations de la société civile.

Cette plateforme, auteur entre autres d’un «Appel à la transition politique au Cameroun», s’oppose à la pérennisation d’un régime qui, selon elle, a fait de son maintien aux affaires le seul horizon pour les citoyens.

Refusant de voir la Constitution et le calendrier électoral régulièrement manipulés par le pouvoir de Yaoundé, ses membres ont, depuis plus d’un an, institué les «Vendredis en noir» qui consistent à se vêtir de tenues sombres, signe de deuil et à distribuer des documents de sensibilisation et de mobilisation du public.

Depuis le début, les initiatives de Stand Up For Cameroon sont systématiquement et violemment réprimées par les forces de maintien de l’ordre sous le prétexte de l’illégalité de manifestations ses publiques.

Le 29 mars dernier, toujours à Yaoundé, une de ses conférences de presse commune avait déjà été violemment dispersée par la police, en même temps que certains de ses promoteurs étaient brièvement interpellés.

© CAMERPOST avec © APA

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