Cameroun – Justice: plainte de l’ambassadeur de Côte d’Ivoire pour calomnie et diffamation de la ministre de la Communication – 24/05/2014

Au Cameroun, le directeur de publication du journal La Scène, Christian Emok, a été convoqué au Conseil national de la communication (Cnc) ce 23 mai 2014. Il y est convoqué, ainsi que les journalistes Etoundi Essam et Alain Blondel Bessouel, pour une audition faisant suite à une plainte de l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Cameroun, Adama Dosso. La correspondance a également été adressée au ministère de la Communication, au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, ainsi qu’au ministère de la Défense.

Affoussiata-Bamba-Lamine

Le diplomate dénonce « des informations non fondées, calomnieuses et diffamatoires » se rapportant à la récente visite de travail et d’amitié de la ministre ivoirienne de la Communication, Affoussiata Bamba Lamine (photo), du 23 au 28 avril 2014, à son homologue camerounais, Issa Tchiroma Bakary.

En effet, dans son édition n°13 du 15 mai 2014, le journal La Scène écrit à sa grande une : « Les révélations chocs du séjour de la bordelle du syndicat du crime au Cameroun ». Dans les pages 6 et 7, le journal publie une interview du nommé Patrick Sapack, candidat recalé lors de la présidentielle de 2011 au Cameroun, et présenté comme « un nationaliste révolutionnaire africain ». Ce dernier affirme : « Affoussiata Bamba était venue faire une opération de toilettage des médias pour un blackout total de la dictature de Ouattara ».

Dans l’entretien, Patrick Sapack affirme que la ministre ivoirienne est venue « corrompre la presse camerounaise à des fins perfides ». Il ajoute que la chaîne de télévision Afrique Média été approchée et a refusé de « rentrer dans ce jeu de dupes et de dupes ».

L’invité du journal revient sur la crise post-électorale de 2010 en Côte d’Ivoire, pour dire qu’Alassane Ouattara a été imposé par la Communauté internationale. Plus loin, il réitère que le chef de l’Etat ivoirien, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, ainsi que le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, appartiennent au « syndicat des criminels ivoiriens ».

Avec Agence Ecofin par Assongmo Necdem

  • minloe

    Au moins des camerounais qui ont le courage de dire haut ce qui se dit bas