Cameroun – Journee internationale de la femme : La pression monte dans les ateliers de couture – 04/03/2015

Le retard dans les livraisons est la principale raison avancée par certaines clientes aux abois.

Plus que quatre jours et ce sera le 08 mars. Dans les ateliers de couture de la ville de Yaoundé, l’ambiance est plutôt surchauffée. « Asso ! Je commence à perdre patience ! Ça fait deux jours que tu étais supposée me livrer ma robe, mais jusqu’ici rien.

Que vas-tu me dire aujourd’hui ? » S’inquiète ce mardi matin l’une des nombreuses clientes de dame Essouman, couturière au marché Mvog-Mbi. Cette dernière invite la dame à repasser le lendemain. Depuis quelques jours, les éclats de voix se multiplient dans les ateliers débordés par la quantité de travail. La principale raison avancée par les unes et les autres étant le non-respect des délais de livraison par les couturières. Dans cet autre atelier de fortune aménagé aux alentours du marché central, le scénario est le même. Flavy. T, autre cliente, la mine serrée, ne décolère pas. « C’est un abus de confiance ! J’ai remis mon pagne à cette coutière depuis deux semaines et voilà qu’à ce jour, elle me dit qu’elle doit encore faire quelques retouches sur ma robe. C’est déplorable », crie-t-elle.

Autre lieu. Cette fois-là au marché Mokolo. La file des clientes qui font le pied de grue devant les couturières ne cesse de s’allonger. Pulchérie P, autre cliente à la cinquantaine entamée, ne détache pas son regard des mouvements de pédales qu’effectue sa couturière pour donner forme à son vêtement. Elle dit espérer qu’à force d’attendre, elle finira par être servie. « Je ne perds pas patience. Elle m’a demandé de passer récupérer mon habit aujourd’hui, donc j’attends », susurre-t-elle d’un ton rassuré. A quelques mètres de là, au rond-point Madagascar, même si les clientes font grise mine, elles reconnaissent tout de même qu’elles ont une part de responsabilité dans cette livraison tardive des tenues. Pascalle S. est de celles-là. « Je ne peux pas m’en prendre à ma couturière simplement parce que je n’ai versé qu’un tiers de la somme exigée, donc je vais devoir attendre quelques jours encore », souligne-t-elle.

 Source : © Cameroon Tribune

Par Stephen Junior MATOCK (stagiaire

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

Me notifier des
wpDiscuz