Cameroun – Journée internationale de la femme : l’OFRDPC Wouri V sensibilise à Douala

Les femmes de l'OfRdpc Wouri V | CAMERPOST / Linda Mbiapa
Les femmes de l’OfRdpc Wouri V | CAMERPOST / Linda Mbiapa

La permanence de Bépanda a servi de cadre lundi le 7 mars 2016 à un séminaire organisé à l’occasion de l’édition 2016 de la Journée internationale de la femme. Une rencontre initiée par Marceline Zogo, sénatrice suppléante et active à l’organisation des femmes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (OfRdpc) dans l’arrondissement de Douala V.

Elles sont nombreuses les dames qui ont répondu présent. Arborant la tenue du Rdpc, le parti au pouvoir, les dames ont reçu des enseignements sur la thématique de cette année à savoir : « Egalité des sexes et l’autonomisation des femmes : gagner le pari, surmonter les obstacles ».

 Camerpost qui a pu suivre de bout en bout la sensibilisation, a constaté que les femmes se sont interrogées sur la réalité ou tout au moins sur l’effectivité au Cameroun de l’égalité des sexes. D’après ces dernières, des articles 1421 et 1428 du code civil applicable, consacrent une inégalité dans la législation. Ces textes, disent-elles, accordent la primauté au mari et consacrent sa prééminence dans l’administration dans l’ensemble des masses des biens rentrant dans le régime de la communauté pour lequel le couple a opté… ce qui sème la désolation dans la vie de nombreuses femmes.

Plus en détails, l’article 1421 stipule que le mari administre seul les biens  de la communauté. Il peut les vendre, aliéner et hypothéquer sans le concours de la femme. L’article 1428 souligne, pour sa part, que le mari a l’administration de tous les biens de la femme. Il peut exercer seul toutes les actions mobilières et possessoires qui appartiennent à la femme. Il peut aliéner les immeubles personnels de sa femme sans son consentement. Il est responsable de tout dépérissement des biens personnels de son épouse, causé par défaut d’actes conservatoires. Voilà ce qui pousse la gente féminine en général à réclamer l’égalité des sexes et l’autonomisation. Elle l’a encore réitéré lors de la célébration même ce 8 mars dans la métropole économique. Des réjouissances riches en sons et en couleurs. A Douala, ça a été le moment de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes ordinaires qui ont joué un rôle extraordinaire dans l’histoire de leur pays et de leur communauté.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

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