Cameroun – Journée internationale de la femme : A l’assaut du Boulevard !

Les femmes à l’assaut du Boulevard | Illustrtion/DR

La première dame, Chantal Biya, présidera la grande parade cette année. 50 000 femmes au moins y sont attendues.

L’épouse du chef de l’Etat, Mme Chantal Biya, rehaussera de sa présence le défilé des femmes sur le boulevard du 20 mai à Yaoundé, à l’occasion de la journée internationale dédiée ce 8 mars. C’est en grand nombre que les dames investiront l’artère principale de la ville ce matin, pour étaler l’immensité de leurs talents, mais aussi communier avec celle que de nombreuses Camerounaises prennent pour modèle : la première dame. Au décompte effectué la semaine dernière au ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), organisateur de l’événement, elles étaient plus de 50 000 à s’être déjà inscrites. A la veille du défilé, la pression est montée d’un cran dans les états-majors des regroupements féminins où les derniers détails relatifs à cette sortie massive étaient réglés. « De grâce mesdames, épargnez-nous les hymnes grivois dont certaines sont les spécialistes. De même que les dérives que l’opinion publique dénonce depuis tant d’années. Le 8 mars n’est pas une journée dédiée à l’abandon du foyer conjugal. Je vous prie de prendre toutes les dispositions pour le confort de vos familles, avant de sortir. Si jamais, un époux vient se plaindre de l’écart de comportement d’une d’entre vous, elle sera exclue de l’association. Il ne sera pas dit que nous encourageons les femmes à la dépravation », martèle la présidente d’un regroupement de commerçantes dans l’arrondissement de Yaoundé V.

Dans les ateliers de couture aussi, la journée n’a nullement été de tout repos pour nombre de tailleurs, couturières et apprentis. « Nous avons arrêté de prendre les commandes depuis trois semaines afin de bien finaliser notre travail : nous jouons aussi notre réputation », explique le patron d’un de ces offices au quartier Mvog-Ada. A quelques encablures de là, au marché de Mokolo, des retardataires ont trouvé mieux d’acquérir des tenues toute faites. « J’ai connu des tensions de trésorerie depuis deux mois. Je me suis résolue à attendre les salaires qui ne sont passés que lundi, pour pouvoir m’acheter l’uniforme du 8 mars », explique Agnès G., cadre d’entreprise rencontrée dans le marché. En dehors de ces quelques couacs, les dames sont toutes prêtes. Il est cependant rappelé aux défilantes de laisser nourrissons et fillettes en bas âge à la maison. De même, le port de gros sacs à main et de chaussures hautes est interdit. Les contrevenantes seront sorties des rangs par les organisateurs.

Source : © Cameroon Tribune

Par Yvette MBASSI-BIKELE