Cameroun : Les journaux du pays préoccupés par la situation de grande tension à Bamenda

Cameroun : Les journaux du pays préoccupés par la situation de grande tension à Bamenda

La situation de grande tension dans la ville frondeuse du Nord-Ouest, où doit se tenir vendredi prochain un procès contre des évêques catholiques, où la rentrée scolaire du 3ème trimestre n’est pas effective et qui doit par ailleurs accueillir les Jeux universitaires, a retenu l’attention de plusieurs journaux camerounais parus mercredi.

«L’archevêque de Bamenda appelle-t-il au soulèvement ?» s’interroge InfoMatin à propos de la plainte déposée contre trois prélats de l’Église catholique de la région anglophone au moment où Cornelius Fontem Esua, l’un d’eux, accusé d’avoir incité à l’arrêt des cours dans les écoles confessionnelles, réagit et appelle les fidèles à investir massivement le tribunal de Bamenda le 21 avril prochain.

«Il est tout à fait aussi loisible de constater que dans sa communication, Mgr Cornelius Fontem Esua n’essaie même pas de se dédouaner, face aux parents d’élèves abusés.

À aucun moment, il ne prend le peuple de Dieu à témoin d’avoir pris telle ou telle autre initiative pour un apaisement de la situation. Pire, il démontre qu’il reste solidaire aux contestataires et qu’il existe bel et bien une question politique à résoudre.»

InfoMatin, manifestement bien introduit dans ce dossier, rappelle que les évêques du Cameroun avaient adressé une longue requête au président Paul Biya, en décembre 2016, expliquant les enjeux du problème anglophone, le même type de correspondance ayant été adressé au pape, qui a évoqué le sujet avec le chef de l’État camerounais voici quelques semaines.

«Certains prélats anglophones, précisément le cardinal émérite Christian Tumi et l’archevêque Cornelius Fontem, se seraient montrés proches des revendications anglophones. Leurs déclarations, ont éveillé des soupçons de proximité avec les séparatistes.»

Achu Julius Ngu, le représentant légal du consortium des parents qui traîne des évêques catholiques devant les tribunaux, se dit sous pression et révèle, selon La Météo, que certaines personnes non identifiées le veulent mort ou vivant.

Pendant ce temps, constate Mutations dans un grand reportage, au lendemain de la rentrée pour le compte du 3ème trimestre, le vent de boycott soufflant sur les établissements scolaires privés confessionnels s’est emparé du privé laïc dans la région du Nord-Ouest, les établissements publics n’étant pas bien loin du service minimum.

La veille de ladite rentrée, affirme la publication, dans un message partagé aux fidèles, l’archevêque de Bamenda, Cornelius Fontem Esua, aujourd’hui devant la barre pour soupçons d’incitation à l’arrêt des cours, a justement demandé aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école.

Avec pour titre «Bamenda : peur sur les Jeux universitaires», le bihebdomadaire Repères explique que la capitale régionale du Nord-Ouest, en proie à des soubresauts sociopolitiques, doit accueillir4515 personnes à cet événement, prévu du 22 au 29 avril prochain, dans un contexte marqué par des manifestations appelant à un retour au fédéralisme.

Lesdits Jeux, étaye le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, mettront en vedette des athlètes, des formateurs et des officiels venus de quelque 18 universités d’État et autres institutions privées supérieures du pays.

Tout ira bien avec 85% des infrastructures prêtes à ce jour, affirme un responsable du comité d’organisation à cette publication.

© CAMERPOST avec APA

  • Areter De voleur. Les Millard avant de juge minarmi

  • Pretenders. God will juge all of us

  • Ces journaux souhaitent plutôt l’enlisement, pour avoir une raison d’exister, il faut même indexer certains comme la nouvelle expression et autres qui ont plutôt l’air d’instruire notre gouvernement de ce qu’il a à faire, il faut stopper çà.

  • On dirait que ce bonhomme venu de nul part à qui on à donné de délivrer les cartes de presse a eu ce poste par chantage,car même sa télé s’est transformée en donneur de leçon, et notre chef d’État est interpellé sans égard par ces journaleux qui n’ont rien appris en journalisme.