Cameroun – Joshua Osih : « Cette catastrophe ferroviaire est le résultat de la mal-gouvernance »

Pour le député et vice-président du Social democratic front (SDF), « Cette catastrophe ferroviaire est le résultat de la mal-gouvernance », au Cameroun | Photo d'archives
Pour le député et vice-président du Social democratic front (SDF), « Cette catastrophe ferroviaire est le résultat de la mal-gouvernance », au Cameroun | Photo d’archives

Le 21 octobre, 79 personnes, selon le dernier bilan officiel, ont péri dans le déraillement du train Yaoundé-Douala. Joshua Osih, député et vice-président du Social democratic front (SDF), premier parti d’opposition, était sur les lieux le jour du drame. Il pointe la responsabilité du gouvernement. Interview.

Jeune Afrique : Vous êtes arrivé sur les lieux peu de temps après l’accident. Quelle était la situation ? 

Joshua Osih : Je suis arrivé un quart d’heure après le déraillement du train. La route principale étant coupée entre Yaoundé, où je me trouvais le matin du drame, et Douala. J’ai dû prendre la piste qui longe les rails pour retrouver la route nationale après Eseka. Un automobiliste nous a signalé l’accident juste avant Eseka. Sur les lieux, les populations couraient dans tous les sens. La scène était apocalyptique. Les autorités locales coordonnaient tant bien que mal les premiers secours et les blessés étaient évacués à l’arrière de pick-ups vers l’hôpital d’Eseka. C’était incroyablement confus et les survivants étaient profondément choqués et pour beaucoup complètement tétanisés.

À votre connaissance, quand sont arrivées les unités de secours et quand ont-elles pu prendre le relais de la population ?

Les autorités locales sont arrivées quelques minutes après l’accident. Eseka étant une petite ville, les bureaux des autorités ainsi que l’hôpital sont à quelques minutes de la gare et l’essentiel des premiers secours a été effectué par eux avec l’aide des populations, des passants et des survivants. Les unités externes sont en revanche arrivées très tard : les premières ambulances en fin d’après-midi, tandis que les évacuations vers les hôpitaux disposant de plateaux techniques plus adaptés se sont faites en début de soirée.

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