Cameroun – Joseph Owona: «Un jour nouveau se lève sur la Fécafoot» – 25/08/2014

Un jour nouveau se lève à la Fécafoot parce que les travaux se sont déroulés dans la sérénité, le calme et la transparence. C’est le lieu pour moi de saluer l’esprit de négociation et la convivialité qui ont rythmé les échanges.

Joseph Owona, président du comité de normalisation.
Joseph Owona, président du comité de normalisation.

Que faut-il retenir de ces travaux ?

D’abord qu’un jour nouveau se lève à la Fécafoot parce que les travaux se sont déroulés dans la sérénité, le calme et la transparence. C’est le lieu pour moi de saluer l’esprit de négociation et la convivialité qui ont rythmé les échanges. Ces projets de textes qui viennent d’être adoptés sont d’abord le fruit d’une longue écoute des acteurs du football camerounais réagissant aux dysfonctionnements du passé et proposant des solutions nouvelles. Ils sont aussi le fruit de très longues concertations entre les plénipotentiaires du Comité de normalisation et ceux de la Fifa, instance faîtière du football mondial. C’est le lieu de relever que du 31 juillet au 23 août 2013, la Commission chargée de la révision des textes de la Fécafoot et la commission chargée du processus électoral mises en place au sein du Comité de normalisation, ont organisé des entretiens et des rencontres avec des acteurs du football et certaines personnalités ressources, à l’effet de recueillir leurs réactions et de débattre des aspects normatifs susceptibles d’améliorer l’organisation et le fonctionnement de la Fécafoot. Ont entre autres été reçus : les associations de corps de métier agréées ou non par la Fécafoot ; les commissions spécialisées de la Fécafoot ; l’association des journalistes sportifs du Cameroun ; le président de la commission des questions juridiques de la Fécafoot ; messieurs Bell Joseph-Antoine, feu Pius Ottou, Nkou Mvondo Prosper, Mve Elemva et autres.

Quelles ont été les grandes lignes du diagnostic résultant de ces rencontres ?
La non-conformité de la composition de l’Assemblée générale à la qualité de membre de la Fécafoot en ce que les commissions spécialisées y sont représentées ; L’imprécision des dispositions relatives aux circonstances caractérisant la vacance de la présidence de la Fécafoot et à la procédure de constatation de ladite vacance ; l’omnipotence du président de la Fécafoot au détriment du Comité exécutif ; l’imprécision des dispositions statutaires relatives à la tutelle ; la non-conformité de l’article 4 alinéa 1 du statut spécial des ligues régionales, départementales et d’arrondissement aussi bien à l’accord tripartite Fifa – Minsep – Fécafoot du 5 novembre 2013, qu’à la loi n°2011/018 du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives ainsi qu’aux statuts mêmes de la Fécafoot ; la prise en compte des votes par procuration pourtant non admis par les statuts standards de la Fifa, la délocalisation inopinée des lieux de vote de certains organes locaux de la Fécafoot.

En termes d’avancées, qu’est-ce que les nouveaux textes apportent d’innovant ?

D’abord, ils consolident des dispositions en vigueur, notamment celles relatives aux relations entre le ministère en charge des sports, la Fécafoot et l’Etat camerounais en général. Entre autres innovations et consolidations, qu’il me soit permis de citer : la reformulation de la définition de la Fécafoot en ce que la Fécafoot est définie comme étant une fédération sportive créée conformément à la législation et à la réglementation en vigueur au Cameroun et non plus comme une organisation privée de type associatif régie par la législation et à la règlementation en vigueur. Catégorie inconnue dans la législation camerounaise. Autre avancée, l’érection des ligues décentralisées et des ligues spécialisées en associations dotées d’une autonomie administrative, financière et sportive et qui, de ce fait, devront désormais adopter chacune ses propres statuts sur la base des statuts types édictés par la Fécafoot conformément aux dispositions de la loi n°2011/018 du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives. Toutes choses ayant entraîné la disparition du statut spécial des ligues régionales, départementales et d’arrondissements et son fameux article 4 tant décrié.

Que doit-on comprendre de la réduction substantielle du nombre des délégués à l’Assemblée générale ?

C’est juste que les délégués passent de 105 à 92 et des membres du Comité exécutif qui passe de 27 à 15. Cette réduction, qui résulte d’une prescription de la Fifa, vise à la modernisation et à la rationalisation du fonctionnement des organes de la Fécafoot. Dans le même ordre d’idées, il y’a la disparition des commissions spécialisées parmi les délégués à l’Assemblée générale de la Fécafoot où ne se retrouvent plus que les seuls membres de la Fécafoot. Ces membres sont énumérés à l’article 11 de ce projet. Il y’a aussi que les membres des organes juridictionnels sont désormais élus par l’Assemblée générale de la Fécafoot et non plus désignés par le Comité exécutif en respect du principe de séparation des pouvoirs et de l’indépendance des organes juridictionnels. Il faut également noter l’introduction des critères de bonne gouvernance parmi les conditions d’éligibilité au poste de président ou de membre du Comité exécutif. Il est notamment demandé au candidat de ne s’être jamais vu refusé quitus de sa gestion ou imputé, par une décision devenue définitive, des fautes de gestion par un organisme compétent.

A quoi renvoie la création d’une commission de l’animation et du supporter (article 62 du projet de statuts) ?

A l’indépendance et l’ouverture des élections aux acteurs de la chaîne du football parmi lesquels les supporters. Il faut également noter la création d’un Tribunal arbitraire de football au sein de la Fécafoot dont la constitution était déjà prévue dans les statuts de la Fécafoot encore en vigueur. La mise en place effective de ce tribunal permet un bon épuisement des voies de recours internes à la Fécafoot avant l’évocation devant d’autres instances nationales ou le Tas. La possibilité d’exercice d’un recours en dernier ressort au plan national devant la Chambre de conciliation et d’arbitraire du Cnosc si les parties donnent leur accord conformément à l’article 58 de la loi n°2011/18 du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives ainsi qu’aux règles mondialement admises en matière d’arbitrage.

Source : © Le Messager
Synthèse de C.T.

Réactions

Emmanuel Ngassa Happi, vice-président du Comité de normalisation: «Penser au football et au devenir des footballeurs»

Je crois que l’adoption des textes est une bonne chose pour ce pays. Car, des gens se sont sacrifiés pour ce football qui est aujourd’hui querellé ; des gens ont sacrifié leur vie et leur argent pour qu’il se développe et que le public ait droit à un spectacle digne de ce nom. Aujourd’hui que les textes sont adoptés, je pense que l’heure est venue de passer aux choses sérieuses, d’arrêter les batailles, les guerres électoralistes et de songer au devenir de notre football pour lequel certains continuent à s’échiner. On doit penser au football, aux footballeurs et au public qui attend de voir un football organisé, bien structuré et susceptible d’être un instrument de paix, de stabilité et d’harmonie entre nous Camerounais qui ne voulons que du bien pour ce pays.

Franck Happi, vice-président de la Ligue de football professionnel: «Le football revient aujourd’hui aux acteurs du football»

Le football camerounais a une chance de pouvoir se relever. Pour la première fois depuis longtemps, on a pu avoir des débats sur le fond. Vous avez vu le temps qui est passé entre la pause et l’adoption des textes. Au moment où nous sortons de cette salle, nous avons les textes modifiés, ratifiés et adoptés. Tous les corps de métier sont représentés. Le football revient aujourd’hui aux acteurs du football. Et à partir de ce moment, tout le monde doit se mettre en ordre de bataille, en ordre de combat sportif, loyal pour définir un exécutif pour gérer la fédération camerounaise de football. Il faut féliciter le travail qui a été fait par le comité de normalisation, parce que nous avons eu des textes solides. Il faut féliciter leur esprit d’ouverture. Ils ne sont pas venus avec des idées arrêtées. Ils ont accepté les suggestions qui ont été faites. Entre les textes proposés au départ, de 72 membres, on est passé à 92 sans pour autant modifier l’essence et la quintessence de ces textes-là. Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons des textes conformes aux aspirations. Maintenant, il faudra choisir les dirigeants qui correspondent à ce que nous voulons faire du football camerounais.

Rassemblés par C.T.

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2 Commentaires sur "Cameroun – Joseph Owona: «Un jour nouveau se lève sur la Fécafoot» – 25/08/2014"

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Francisca Mboe

ah il est encore la

Albert Francois Nyeck

CE LUI LÁ , IL EST PARTOUT AVEC SON EGOISME : JE ,JE JE ,MOI,MOI,MOI ???

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