Cameroun : Joseph Charles Doumba est mort

Joseph Charles Doumba | Ph. Archives

L’ancien secrétaire général du Comité central du RDPC est décédé hier à l’hôpital général de Yaoundé.

À l’évocation de son nom, c’est l’image de cet homme de teint clair (« le blanc de l’Est », comme on l’appelait affectueusement), qui a longtemps dirigé le secrétariat général du Comité central du RDPC qui revient très rapidement dans la mémoire de la jeune génération.  Joseph Charles Doumba, ancien secrétaire général du Comité central du RDPC de 1992 à 2007, est décédé hier à l’hôpital général de Yaoundé où il était interné depuis mercredi dernier.

Dans sa résidence au quartier Bastos à Yaoundé hier en début d’après-midi, ce n’était pas la grande bousculade. Un air lourd accueille l’équipe de CT dans la cour de la résidence où les paroles se font rares.  Quelques proches arrivent et rejoignent la famille nucléaire de l’illustre disparu au deuxième étage. Le secrétaire particulier de celui qui était ambassadeur itinérant depuis 2007, Maurice Nzogne, se veut plus précis « Il est décédé à 10h ce matin (hier dimanche, Ndlr).

Pour le moment, c’est le recueillement.  Le corps est à la morgue de l’Hôpital général et nous attendons ce qui sera décidé par le chef de l’État », confie le SP, la voix entrecoupée par des fortes respirations.  Joseph Charles Doumba, 81 ans, s’en est donc allé, après une carrière politico-administrative riche et longue.

Administrateur civil principal, cet ancien directeur général de la Société de presse et d’éditions du Cameroun (SOPECAM) a, en effet, dirigé le ministère de l’Information et de la Culture (7 juin 1974-30 juin 1975)    et celui de la Justice.  Le 8 juin 1979, il sera nommé ministre chargé de mission à la présidence de la République par le président Ahmadou Ahidjo.

Joseph Charles Doumba, au plan politique, a été directeur des études à   l’École des cadres de l’Union nationale camerounaise (UNC). Il sera le secrétaire à l’Organisation dès la naissance du RDPC en mars 1985. C’est donc une figure marquante des mutations politique au Cameroun qui s’en va. Il était auteur d’un essai politique « Être au carrefour » paru aux Éditions Clé, et de lettres ouvertes, « Monsieur le maire », aux Éditions Saint Paul.

Source : © Cameroon Tribune

Par Azize MBOHOU