Cameroun – Jean Stéphane Biatcha : «le face au SIDA, le combat doit continuer » – 20/08/2014

Vacances sans SIDA, la campagne de sensibilisation initiée par la Première Dame du Cameroun est lancée depuis le mercredi 13 aout 2014. Jean Stéphane Biatcha, le secrétaire exécutif de Synergie africaine contre le SIDA et les souffrances estime que le combat doit s’intensifier.

Jean Stéphane Biatcha, le secrétaire exécutif de Synergie africaine contre le SIDA et les souffrances.
Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de Synergie africaine contre le SIDA et les souffrances.

Comment se porte la structure dont vous assurez le fonctionnement au quotidien ?

Synergies africaines se porte bien. Les ambitions et les engagements demeurent intacts.

Cela fait maintenant 12 éditions que la campagne de sensibilisation baptisée Vacances sans SIDA existe. Vous n’avez pas l’impression que le mouvement s’épuise et devient routinier ?

La lutte doit continuer, bien qu’aujourd’hui nous ayons plus d’espoir. Le thème de cette année est la reprise de celui de l’année dernière, il y’a une nécessité de continuer le combat parce que le SIDA reste présent.

Quelles sont justement les tendances en ce moment est ce que la lutte porte des fruits ?

Aujourd’hui il y’a une baisse de prévalence. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans sont à 1.3 d’après les statistiques de 2011. On note également une diminution très sensible de nouvelles infections, mais cela ne doit pas faire baisser l’engagement la lutte doit continuer.

Une telle campagne semble mettre l’accent sur l’évènement en lui-même plutôt que sur les objectifs palpables. Dans les quartiers par exemple on ne voit pas beaucoup d’engouement. Pourquoi reste-on uniquement dans les grandes villes ?

C’est juste une impression. Depuis 2003, la cérémonie de lancement est toujours organisée à Yaoundé. Mais depuis 6 ans, l’opération est passée à l’échelle nationale, elle concerne les dix régions du Cameroun, et la cérémonie de clôture se tient toujours hors de Yaoundé. L’année dernière nous étions à Kribi dans le département de l’Océan et cette année nous envisageons d’aller dans le Sud-ouest.

L’édition de cette année est lancée alors que nous sommes à la moitié du mois d’août. Il ne reste plus que deux semaines avant la rentrée des classes. Les délais sont un peu  courts ne trouvez vous pas ?

Non ! Les vacances ne sont pas achevées. La rentrée c’est le 8 septembre nous avons encore près d’un mois. Les années antérieures nous avons organisé au mois de juillet cette année nous tentons d’organiser vers la phase terminale des vacances. C’est une expérience et nous en tirerons toutes les leçons pour l’avenir.

En dehors de la distribution des préservatifs qu’elle est l’innovation majeure de cette édition ?

Il ne faut pas réduire cette campagne à la distribution des préservatifs. Nous avons toute une série d’activité de sensibilisation. Cette année il n’y a pas une innovation particulière. La sensibilisation reste le pilier de la lutte contre le SIDA, d’autant plus qu’il n’existe pas de traitement radical, donc sensibiliser pour prévenir, sensibiliser pour conscientiser et ce combat doit continuer sur cette forme en le diversifiant en le densifiant et en élargissant à autant de couches possibles.

Vous semblez insister uniquement sur les jeunes que faites vous des autres couches ?

Les jeunes parce que c’est la couche la plus exposée, la plus atteinte et la plus vulnérable. Je voudrais dire à ces jeunes de ne pas baisser les bras, le SIDA continue et le combat doit continuer également.

© Camer Post – Propos recueillis par Hakim ABDELKADER