Cameroun – Interview de Zacharie Perevet: « Notre objectif permanent est de tout faire pour diminuer le nombre de chômeurs »

Le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle Zacharie Perevet a donné un point de presse le vendredi 17 janvier 2014, pour annoncer la tenue de la troisième édition du Carrefour des Métiers. A Yaoundé l’évènement se tiendra du 22 au 25 janvier 2014 à l’esplanade de l’Hôtel de ville.

Zacharie Perevet, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle
Zacharie Perevet, ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle

Camerpost : Quels sont les objectifs assignés au carrefour des métiers et de l’emploi ?

Zacharie Perevet : La dernière édition nous a permis de mobiliser plus de 50. 000 personnes et nous avons pu insérer plus de 200 jeunes. Nous avons également pu organiser des conférences à l’intention des uns et des autres pour comprendre le phénomène de chômage. L’un des objectifs est de permettre aux jeunes de mieux comprendre comment faire pour accéder à l’emploi.

Camerpost : Qu’elle est l’efficacité réelle d’un tel rendez vous dans un contexte comme le notre où le chômage est plus qu’une réalité ?

Zacharie Perevet : Tout est utile. J’ai eu à le dire à plusieurs occasions, un camerounais qui réussi à s’insérer quelque part c’est déjà une réussite. Donc toutes les occasions qui peuvent permettre à un jeune de trouver un emploi ou bien l’aider à accéder à un emploi notamment à travers la formation professionnelle est toujours nécessaire. Au niveau du carrefour des métiers nous présentons également des programmes gouvernementaux dans l’encadrement des jeunes.

Camerpost : A propos de ces programmes gouvernementaux d’encadrement des jeunes on observe que ceux qui bénéficient des appuis ne se pressent pas pour le remboursement. Comment expliquer vous cela ?

Z.P : Il y’a beaucoup d’initiatives en réalité. C’est vrai il y’a des gens qui ne remboursent pas il faut le reconnaitre. Mais, cela ne devrait pas pour autant nous empêcher de conduire ces programmes. Ce n’est pas seulement le fait des camerounais, de nombreux pays connaissent les mêmes difficultés. Ces programmes sont conduis pour au moins, permettre au jeune d’être accompagné, de s’auto employer ou bien de lui permettre d’accéder à une bonne formation. De plus en plus, nous pensons à mettre en place une plate forme de service unique, afin de permettre une meilleure efficacité et un meilleur suivi de ces programmes. Le gouvernement fait des efforts dans ce sens et très bientôt j’en suis convaincu, cette plate forme unique de services d’accompagnement des jeunes sera opérationnelle.

Camerpost : Nous sommes parvenus à la troisième édition du carrefour des métiers et de la bourse de l’emploi. Peut’ on dresser un bilan des précédentes éditions ?

Z.P : Ces éditions ont réuni les acteurs notamment les administrations, les entreprises concernées par les questions d’emploi, sans oublier les jeunes eux même dont certains sont en quête d’emploi ou de formation professionnelle. Il y’a aussi des partenaires au développement qui participent à ces carrefours des métiers. Depuis les deux années précédentes nous avons pu réunir en un seul lieu ces différents partenaires qui ont permis d’informer les jeunes. Certains ont également recruté. Jusqu’ici nous avons organisé cet évènement à Yaoundé et à Douala, nous entendons étendre le concept au niveau de chaque région puisqu’il s’agit bien d’une croisade contre le chômage des jeunes. Il y’a cet aspect formation qui mérite d’être souligné. Parce que pour avoir un bon emploi la meilleure stratégie est d’être être bien formé. Vous êtes certainement au courant du projet en cours en partenariat avec la Corée, en vue de la mise ne œuvre de trois centres d’excellences, les travaux avancent normalement. Nous sommes également en contact avec la coopération française qui va nous aider à mettre en place des centres sectoriels d’excellence, des centres de formation aux métiers. Nous avons également des projets en études avec le Maroc, le Canda et la Turquie. Il y’a un ensemble de choses qui se font actuellement dans le but de permettre aux jeunes camerounais d’êtres bien formés. Parce que nous tenons à disposer de la main d’œuvre locale lorsque des projets d’envergure seront lancés dans les domaines miniers ou hydroélectriques, par exemple.

Camerpost : Quel est la situation exacte de l’emploi au Cameroun en termes de chiffres?

Z.P : Le problème de l’emploi n’est pas le seul apanage du Cameroun, même les pays les plus développés y font face. Au Cameroun, chaque année environ 300.000 jeunes sont versé sur le marché de l’emploi. Nous essayons de les recenser au niveau de nos différentes délégations notamment départementales. Nous suivons aussi les insertions. Notre objectif permanant est de tout faire pour diminuer le nombre de chômeurs, mais tout cela doit se faire de manière ordonnée à travers un accompagnement permanent, a travers des investissements mais aussi à travers une évaluation des mesures déjà engagées.

© Camerpost.com:  Propos recueillis par Hakim ABDELKADER

 

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