CAMEROUN – Interview de Alamine ousmane Mey : « d’importantes mesures ont été prises sur tous les plans pour cette nouvelle année »

Alamine ousmane Mey, le Ministre des Finances, a accordé une interview à la Crtv-radio, dans le cadre du lacement du budget de l’Etat.

Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances du Cameroun. Photo par Agence Ecofin
Alamine Ousmane Mey, ministre des Finances du Cameroun. Photo par Agence Ecofin

Question : Le budget de l’Etat vient d’être lancé en quoi consiste cette opération ?

Alamine Ousmane Mey : merci de me donner l’opportunité d’intervenir sur une phase cruciale de la mise en œuvre d’un instrument politique économique et financier d’une nation, le budget qui a bénéficié au préalable de son adoption par les deux chambres et ensuite sa promulgation par le chef de l’Etat et qui est entré en phase exécutoire depuis le 1er janvier 2014. Il est question comme cela se doit de le mettre en exécution. Pour le mettre en exécution, d’importantes mesures ont été prises sur les plans : organisationnel, infrastructurel, administratif, technique entre autres, pour une exécution facile et rapide du budget de l’Etat. Je dois dire que pour 2014, nous commençons un exercice après avoir tiré les leçons de 2013. L’année dernière a été le parachèvement de la réforme des finances publiques avec l’avènement du budget programme. Son avènement a connu quelques insuffisances au lacement du fait de l’instrument technique, du fait de la maîtrise insuffisante des hommes impliqués et du fait de certaines réformes dans la commande publique. Tous ces évènements ont permis à l’administration de prendre toutes les dispositions idoines pour que 2014 soit un changement réel. Déjà au moment où je vous parle, au niveau central, le budget de l’Etat pour 2014 est en ligne, pour que 2014 soit véritablement un changement réel tel que souhaité par le chef de l’Etat, qui a décrié la sous consommation du budget d’investissement. Un instrument fondamental, un levier pour développement de notre pays. Nous avons la conviction que les messages récurrents du président de la république à ce sujet ont été bien cernés par les administrations concernées au premier chef le ministère des finances pour que dans la mise en œuvre de notre budget pour 2014, les changements soient perceptibles, qu’ils soient réels.

Question : Concrètement qu’est ce qui change dans la mise en ouvre de ce budget ?

A.O.M : A partir du 10 janvier2014, l’ordonnateur peut engager le budget de l’Etat dans sa phase exécution. Ce qui change par rapport à l’année dernière puisque nous avons connu un retard. Tout cela est derrière nous maintenant et ce qu’il faut retenir de manière simple, pratique et perceptible c’est qu’au moment où je vous parle, au niveau central, le budget de l’Etat peut être exécuté engagé sous forme administrative et juridique, comptabilisé dans le système et procédé au payement au niveau des postes comptables. Tout ceci est déjà opérationnel. Le budget est lancé de manière conjointe par le MINEPAT et le MINFI pour que l’exécution ne souffre d’aucune insuffisance et nous souhaitons qu’à la fin de l’exercice, que nous puissions rester dans les délais prescrits par les textes de loi et surtout que les populations voient sur le plan concret que ce qui à été inscrit dans le cadre des programmes est également exécuté avec des réalisations concrètes sur le terrain.

L’une des activités récente de votre département ministériel est le dernier emprunt obligataire qui à connu une forte participation au-delà de la somme prévue. Est-ce que la loi autorise un tel dépassement ? Qu’est ce qui peut expliquer cet engouement ?

La performance qui a été celle de cette opération d’émission obligataire dont le montant était prévue à cinquante milliards, a connu un succès éclatant parce qu’il y’a eu une sursouscription c’est-à-dire que l’intérêt qui est manifesté à l’endroit de la signature de l’Etat est un intérêt visible qui va au-delà de ce que l’Etat du Cameroun demande. C’est également la consolidation de la crédibilité de la signature de l’Etat, parce que l’investisseur est confiant quant au remboursement quant à la solvabilité de l’Etat et mieux, c’est un accompagnement de la politique fixée par le président de la république à savoir, réaliser des projets structurants. Nous voulons également relever que cette performance là va accélérer la mise en œuvre de ces projets, puisque parti sur une base de cinquante milliards nous avons récolté quatre vingt milliards et nous voulons les affecter à d’autres projets dont la maturité a été constatée et accélérer leur mise en œuvre au bénéfice des populations.

Monsieur les ministre des finances il y’a également cette deuxième phase de liquidations des droits des ex-employés des sociétés liquidées ou restructurées où en est-on ?

Nous avons fait des promesses et nous restons dans la logique de respecter les engagements de l’Etat. La deuxième étape a débuté le 30 décembre 2013 et nous pouvons le dire, les mesures qui sont prises vont nous permettre de boucler cette opérations dans les jours qui suivent. A ce jour plus de onze mille camerounais ont eu à bénéficier de cette seconde phase de payement et nous pensons que cela viendra compléter ce qui a été engagé il y’a trois mois pour boucler définitivement cette situation qui a duré mais qui est resté dans le cadre des attentions que le gouvernement porte à certaines situation et nous souhaitons que le public comprenne que l’engagement de l’Etat est un engagement constant, un engagement de respect de la parole donnée un engagement d’accompagner le développement économique et social des populations et surtout de rétablir chacune et chacun dans ses droits.

Source : Crtv-radio