Cameroun : interrogations sur la mise en œuvre des engagements gouvernementaux sur le VIH/Sida

interrogations sur la mise en œuvre des engagements gouvernementaux sur le VIH/Sida | Photo d'illustration
interrogations sur la mise en œuvre des engagements gouvernementaux sur le VIH/Sida | Photo d’illustration

Positive-Generation et le Treatment Access Watch, deux ONG camerounaises de personnes vivant avec le VIH/Sida, s’interrogent, dans un communiqué publié jeudi, quant au suivi dans leur mise en œuvre des engagements gouvernementaux sur la prise en charge des malades de cette pandémie.

Dans un communiqué conjoint publié jeudi, en rapport avec la Journée mondiale de lutte contre le Sida, elles ont appelé tous les acteurs chargés de ce volet à respecter leurs engagements et à assurer la pérennité des efforts entrepris à ce jour.

Concernant l’élargissement de la couverture du dépistage et des services, elles constatent que si le dépistage de routine instruit par le ministre de la Santé publique est appliqué effectivement dans les grandes villes, Positive-Generation et le Treatment Access Watch affirment que cette politique ne touche pas les formations sanitaires situées en périphérie et que, faute de communication, les populations n’ont pas été impliquées et par conséquent n’y adhèrent pas systématiquement, conformément à l’esprit de la circulaire gouvernementale.

S’agissant du réaménagement du circuit de prise en charge avec priorisation de la charge virale, consacré par la création de nouveaux centres, une descente de terrain de ces ONG dans la région de l’Est a montré que plusieurs desdits centres «n’existent que sur le papier».

«Quand on sait que ces engagements ont été inspirés des objectifs mondiaux, aux financements du Fonds mondial et aux soutiens des autres bailleurs, qu’en est-il des initiatives nationales qui peuvent accompagner ces efforts et assurer, par ricochet, la pérennité des acquis d’aujourd’hui ?» s’interrogent les auteurs du communiqué.

Pour eux, la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida pourrait être améliorée si la volonté des textes édictés se traduisait par la prise des actions à même d’assurer la pérennité des acquis.

Cette interpellation est intervenue le jour même où le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, a annoncé que le taux de prévalence dans le pays, jusqu’ici de 5,5%, se situait désormais à 4,3% particulièrement chez les 15-49 ans, la couche sociale la plus active.

Par ailleurs, en novembre dernier, ce département ministériel indiquait que 620.000 personnes vivaient avec le VIH au Cameroun en 2016, la prévalence étant plus élevée dans la tranche d’âge 30-39 ans (8,1%), c’est à dire la plus économiquement productive.

© CAMERPOST avec © APA

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