Cameroun : Interdiction d’une cérémonie d’hommage aux victimes de Boko Haram à Yaoundé

La police devant la fondation Tandeng Muna à Yaoundé | © Facebook/DR
La police devant la fondation Tandeng Muna à Yaoundé | © Facebook/DR

Une cérémonie d’hommage aux victimes de la secte islamiste Boko Haram, programmée jeudi dans la capitale camerounaise, Yaoundé, a été interdite par l’autorité préfectorale « pour nécessité d’ordre public », a-t-on constaté sur place.

Programmée vers la fin de la matinée à la fondation Tandeng Muna de la ville, cette manifestation à l’appel du Collectif unis pour le Cameroun fut ainsi interrompue par l’intrusion de la police en ces lieux fermés et la dispersion du public qui commençait à affluer.

Les organisateurs, en dehors des discours de circonstance, avaient prévu d’exposer une fresque comportant quelque 1200 noms des Camerounais morts depuis le début de la guerre contre le terrorisme islamiste.

A titre de rappel, et selon le gouvernement, Boko Haram avait déjà tué 1098 civils, 67 militaires et 3 policiers camerounais entre 2013 et début 2016 au cours de 315 incursions, 12 accidents sur mines et 32 attentats-suicide de Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord.

L’on note que le pouvoir de Yaoundé semble de plus en plus fébrile avec les manifestations publiques et autres regroupements de personnes, qu’il interdit quasi-systématiquement pour des raisons d’ordre public.

Mardi dernier, c’est une conférence de presse d’une coalition de partis de l’opposition qui a été interdite puis dispersée à Yaoundé sous le même prétexte, alors qu’une quarantaine d’organisateurs et de participants étaient interpellés avant d’être relâchés quelques heures plus tard.

© CAMERPOST avec © APA

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Ludovic Ludovic Kamdem

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