Cameroun – Intensification prochaine des délestages : la centrale thermique d’Ahala bientôt à l’arrêt – 16/06/2015

Centrale thermique d’Ahala | © EDC/Illustration
Centrale thermique d’Ahala | © EDC/Illustration

La société anglaise Aggreko menace d’arrêter les moteurs de la centrale thermique d’Ahala. Cette centrale est actuellement utilisée dans le cadre du programme thermique d’urgence.

Les populations de Yaoundé et de ses environs subiront certainement encore des délestages. Ceux-ci risquent de monter en puissance avec l’arrêt programmé de la centrale thermique d’Ahala une banlieue de la capitale camerounaise Yaoundé. Ce qu’il faut comprendre c’est que dans le cadre du programme thermique d’urgence décidé par l’Etat du Cameroun, pour suppléer et combler les carences de la société chargée de la fourniture d’électricité, en renforçant ses capacités de production, des partenaires avaient été sollicités pour la construction des centrales thermiques. C’est ainsi que la société anglaise Aggreko s’est investi dans la construction d’une centrale thermique dans la banlieue de Yaoundé. L’objectif à terme était que l’Etat Camerounais achète la centrale et en devienne l’unique propriétaire. Il se trouve que depuis la mise en service de cette centrale, elle est toujours la propriété de la société Aggreko, qui menace ces derniers jours d’arrêter les moteurs si l’Etat camerounais n’honore pas ses engagements. Il se trouve que la signature de l’acte de session confirmée il ‘y’a quelque temps par le ministre de l’Eau et de l’énergie n’est toujours pas intervenue. En rappel la centrale thermique d’Ahala a une capacité installée de 60 Mw. Sa remise en production le 10 juin dernier a permis de fournir 40 Mw dans le réseau interconnecté sud. C’est l’explication de la légère amélioration observée dans la fourniture électrique ces derniers jours à Yaoundé notamment.

Le véritable problème réside dans le fait que l’Etat du Cameroun et la société Aggreko ne parviennent pas à s’entendre le prix d’achat de cette centrale. Les responsables de la société Aggreko veulent percevoir 10 milliards de Fcfa. L’Etat camerounais quant à lui propose environ 6 milliards en expliquant qu’il faut déduire les impôts et autres taxes de la somme totale.

© CamerPost – Hakim ABDELKADER