Cameroun : Installation de la commission nationale de la Carte de presse – 09/07/2015

Sévérin Tchounkeu, président de la commission nationale de la Carte de presse | DR
Sévérin Tchounkeu, président de la commission nationale de la Carte de presse | DR

Sévérin Tchounkeu, le président, et son équipe ont été installés mercredi par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

« Vous devez procéder à une identification sans complaisance et sans faiblesse, de ceux qui doivent accéder au mérite de la profession de journaliste ». En installant Sévérin Tchounkeu, président de la Commission de délivrance de la carte de presse et les neuf membres de cette instance hier à Yaoundé, Issa Tchiroma Bakary, ministre de la Communication, s’est voulu clair : « Vous devez en exclure ceux qui, à un moment ou à un autre, poseraient des actes contraires à la pérennisation d’un tel mérite.  Je vous demande de vous y atteler sans état d’âme, mais surtout sans a priori, ni aucune idée de connivence ou de partialité ».

Considéré comme étant le plus beau métier du monde, le journalisme est infiltré par des non-professionnels au Cameroun. Résultats, ce sont des atteintes à la vie privée, des diffamations et propagations de fausses nouvelles qui sont enregistrées au quotidien. A en croire le patron de la Communication camerounaise, il est question de redorer le blason de la profession de journaliste, par une sélection rigoureuse de ceux qui y prétendent. L’équipe à Séverin Tchounkeu, insiste le ministre, doit à nouveau faire de la presse un instrument au service du développement. Un instrument qui protège les intérêts de la nation et qui barre la route à toutes formes d’agressions visant la déstabilisation de la nation. « Nous vivons dans un monde délétère. La presse est un pouvoir. Il ne faudrait pas qu’on se serve d’elle pour déstabiliser le pays », explique Issa Tchiroma Bakary. Pour ce nettoyage, le ministre donne pleins pouvoirs aux membres de la Commission de délivrance de la carte de presse. « Votre responsabilité est de mettre de l’ordre dans la maison. Pour cela, il faut élaguer. Amputer sans anesthésie, pour sauver les restes du corps et redonner toute la dignité à cette profession. La presse doit être exercée par ses professionnels », a-t-il développé.

A côté de la distinction entre le bon grain et l’ivraie, la nouvelle équipe de délivrance de la carte de presse doit également conférer à ce document, un contenu réel. Afin que le titre de journaliste légitimement obtenu, offre des facilités « essentielles » aux vrais professionnels : les communications téléphoniques, l’accès à Internet, à l’hébergement hôtelier ou à l’information… A tous les membres installés mercredi, le Mincom a demandé de mettre leur expertise et expérience en commun  pour atteindre les objectifs qui leur sont assignés. En rappel, cette Commission existe depuis 2002. Elle est chargée de délivrer les cartes de presse et les lettres d’accréditation aux professionnels. Et ne peuvent posséder la carte de presse  au Cameroun que les diplômés des établissements spécialisés dans l’enseignement du journalisme ou dans la formation aux métiers d’auxiliaires, entre autres critères en vigueur.

 Source : © Cameroon Tribune

Par Elise ZIEMINE

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