Cameroun – Insécurité : des malfrats s’attaquent aux taxis-courses – 01/09/2014

De source policière, les plaintes des usagers de ce mode de transport se multiplient dans les commissariats.

Prévention routière - Photo d'illustration.
Prévention routière – Photo d’illustration.

Le visage tuméfié et les yeux presque sortis des orbites, Aline T. est en piteux état. Commerçante au marché central, elle a été victime d’une agression dans un taxi qu’elle avait pris en course au quartier Messassi, il y a une semaine. Il est 18h ce jour-là lorsqu’elle est invitée à récupérer la somme de 500.000 Fcfa dans une tontine. Elle doit en profiter pour acheter aussi du pain dans une boulangerie. Une fois ses courses achevées, la jeune dame demande au chauffeur de taxi de la déposer à son domicile. Au lieu de d’emprunter le droit chemin, ce dernier prend la direction inverse en faisant croire à Aline T qu’il veut éviter les embouteillages. La cliente ne se doute de rien. « Je me suis retrouvé subitement dans un lieu obscur. Le chauffeur ayant  arrêté le véhicule, deux inconnus sortis de nulle part se sont jetés sur moi. L’un m’a rouée de coups, tandis que l’autre et le chauffeur me dépouillaient de tous mes biens », témoigne la victime. Au total, 500.000 fcfa, téléphones portables, et bijoux sont emportés.

Le cas d’Aline T. n’est pas isolé. Bernard M., cadre dans une société de la place, a bien failli tomber dans le même piège il y a trois jours. Il n’a eu la vie sauve que grâce à sa vigilance. Dans les commissariats, les plaintes émanant d’hommes, de femmes, de jeunes gens et d’adultes se multiplient. « Je n’ose plus emprunter le taxi en course sans être accompagné depuis que je me suis fait agresser » assure une victime. De source policière, plus de 10 cas d’agressions liées aux taxis pris en course ou en dépôt sont répertoriés chaque semaine. En général, les agresseurs ne sont malheureusement pas rattrapés.

Les forces de l’ordre expliquent que dans la plupart des cas, « les victimes sont surprises de l’attaque et n’ont pas le temps de relever le numéro du badge du chauffeur ». Elles ajoutent : « les cas où les agresseurs sont arrêté sont ceux où la victime a eu la présence d’esprit de relever le numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule ou celui du badge du chauffeur. » en guise de recommandations, la police prescrit à tous les usagers de taxi de toujours s’assurer que le véhicule porte un badge et dispose d’une immatriculation ainsi que d’un numéro de portière.

Source : © Cameroon Tribune

Par Assiatou Ngapout

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