Cameroun – Insécurité à Bonaloka : On sensibilise avant la phase répressive

Ce quartier de l’arrondissement de Douala 3e est caractérisé par son fort taux quotidien d’agressions et de cambriolage. Les auteurs ne sont autres que les enfants du coin ; protégés par les parents qui refusent de les dénoncer à la police. Les autorités administratives et sécuritaires ont fait une descente sur le site ce mardi 21 janvier 2014.

Mort_Bonaloka

C’est pratiquement une règle. Dans ce quartier de Bonaloka dans l’arrondissement de Douala 3e, il est difficile de passer une journée sans entendre parler de cambriolages ou d’agressions à main armée. Les plaintes émissent jusqu’ici par les victimes n’ont toujours pas abouties de manière positives. Puisqu’aucun auteur de ces actes n’a été appréhendé. Pour les autorités administratives de cet arrondissement, les responsables de cette insécurité sont les fils de ce quartier. Lesquels bénéficient de l’onction, de la complicité et de la protection des parents qui refusent de les dénoncer auprès de la police. Une situation que déplore Zakariaou Njoha, le sous-préfet de Douala 3e. Le chef de terre a effectué une descente sur le terrain ce mardi 21 janvier 2014 afin de sensibiliser les parents afin qu’ils collaborent avec les forces de l’ordre. Question de venir à bout de cette insécurité grandissante. « Nous avons fait, par cette descente musclée, pour sensibiliser les populations et les mettre en garde contre ces troubles à l’ordre public et surtout engager les populations et surtout les parents à être plus responsables et mieux encadrer ses enfants qui, malheureusement, sont des voleurs, des vendeurs de chanvres. Les braqueurs de Bonaloka sont avant tout les fils de Bonaloka et les parents connaissent mieux que quiconque ses enfants qui troublent l’ordre public à Bonaloka », explique Zakariaou Njoha.

Cette action des autorités administratives est louable. Certains voient en cette descente, un élément galvanisant. C’est le cas de Oumara, le chef du secteur Dibamba Bonaloka qui promet d’accentuer la lutte contre cette insécurité permanente. « Soyez sûrs qu’on va relever ce défit. Et d’ici là, vous pouvez passer là laisser tout ce que vous voulez et le retrouver le lendemain à votre retour. Nous allons donner tout ce que nous avons pour combattre cette insécurité », promet-il. En attendant, les efforts de certains parents, constitués en groupe d’autodéfense dans le quartier, restent vain face à l’habilité « des irakiens », le nouveau nom de baptême de ses malfrats par la population locale. Pour cette maman qui a sollicité l’anonymat, « ces actes sont perpétrés par les enfants du quartiers. C’est facile de le savoir parce que, quand nous décidons souvent de sortir la nuit pour faire le tour afin de voir où ils opèrent et démasquer les auteurs des vols répétitifs dans le quartier, on ne voit personne parce que certains parents comme nous les ont avisent que le terrain est miné. Ils opèrent donc avec la complicité des parents qui refusent de les dénoncer. C’est ce que nous déplorons ici ». Cette campagne de sensibilisation enclenchée par le sous-préfet, Zakariaou Njoha, à Bonaloka va s’étendre dans les autres quartiers de l’arrondissement dans les jours à venir, avant la phase répressive.

© Camerpost.com: Frank William BATCHOU

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3 Commentaires sur "Cameroun – Insécurité à Bonaloka : On sensibilise avant la phase répressive"

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Frank Olivier Ndema

Hum le quartier de”choupinou”terrible cette situation d’insécurité qui y règne.Impossible d’y rester sans tout le temps être aux aguets…

Titi Ikome Manyanye

couloir

Eriko Lord Eriko Lord

mw g ny vais jamais

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