Cameroun – Inondations à Douala : Les pouvoirs publics inspecte les zones à risque – 26/06/2015

Joseph Beti Assomo, le gouverneur du Littoral | DR
Joseph Beti Assomo, le gouverneur du Littoral | DR

Une descente de terrain des pouvoirs publics a débuté hier par l’arrondissement de Douala 5e.

« En saison sèche, les gens habitent là, et en saison de pluie, ils vont juste y cultiver ». Ce chef de quartier présente ainsi au gouverneur du Littoral une zone de bas-fond, constellée d’habitations en matériaux provisoires, au lieu-dit Bepanda Petit Wouri. Joseph beti assomo

et son état-major, sortis aux premières heures hier, 25 juin, pour inspecter les sites à risque, s’agissant des inondations, ont appris que durant celle de samedi dernier, tout ce secteur était noyé. Le délégué du gouvernement auprès de la Cud, Fritz Ntone Ntone, apostrophe alors le riverain : « C’est interdit de construire là ! ». L’interlocuteur restera sans voix.

Avant ce tableau saisissant, les membres de l’équipe conduite par le gouverneur étaient à Makepe-Missokè « Pont cassé », zone où les inondations ont également laissé un souvenir cuisant. Quelques jeunes, armés de pelles et de râteaux, s’activaient à désherber les abords d’un drain. Mais difficile de ne pas remarquer ces tas de bouteilles en plastique qui flottent au-dessus de l’eau comme de la mauvaise herbe. Difficile aussi de louper cette baraque « construite sur le caniveau », selon l’expression du délégué régional des Travaux publics…

Même s’ils s’en doutaient un peu, les responsables descendus sur le terrain hier ont pu en avoir la confirmation : beaucoup de constructions ont été réalisées sur des ouvrages, ou trop près des cours d’eau dans Douala 5e.

« Le problème principal c’est celui de l’encombrement du réseau d’assainissement des eaux », a déclaré le gouverneur, au terme de la descente, au lieu-dit Vallée de l’Hôpital général. « Nous ne pouvons pas nous endormir parce que le niveau de l’eau a baissé (…) Nous avons pris des mesures, et il était question de visiter les points critiques, ceux par lesquels l’action doit commencer », a-t-il ajouté, avant d’appeler à la mutualisation des efforts entre la Communauté urbaine et les comités d’hygiène des quartiers, « que nous allons soutenir ».

Hier déjà, dans la zone de Makepe-Missokè, de nombreux jeunes s’affairaient à étaler de la pouzzolane afin de boucher trous et autres crevasses sur une large voie secondaire.

La descente de terrain devrait se poursuivre aujourd’hui par l’arrondissement de Douala 3e.

Source : © Cameroon tribune

Par Alliance NYOBIA

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