Cameroun – Infrastructures scolaires dans l’extrême-nord : plus 5 milliards débloqués – 05/03/2015

 Midjiyawa Bakari, gouverneur de la région de l’extrême-nord à Foumban. | Photo d'archives
Midjiyawa Bakari, gouverneur de la région de l’extrême-nord à Foumban. | Photo d’archives

Les fonds ainsi débloqués par le gouvernement, serviront entre autres à la construction des salles de classe, des dortoirs et des points d’eau.

Les multiples attaques de la secte Boko Haram ont causé la fermeture de plusieurs écoles dans certaines localités de la région de l’Extrême-nord du Cameroun. Les populations déplacées se sont refugiées dans les villages et les zones plus sûres, entrainant un afflux massif d’enfants et de jeunes dans leur sillage. La conséquence logique de cette situation est la surpopulation voire le sureffectif des salles de classes dans les zones d’accueil.  Ce constat justifie la décision du gouvernement d’allouer en urgence une enveloppe d’environ 5 milliards pour la construction d’infrastructures scolaires. De manière concrète, il sera question de construire des salles de classe équipées, des blocs de latrines et des forages dans six départements de la région de l’Extrême-nord particulièrement touchés. L’objectif immédiat est de renforcer les capacités des écoles chargées d’accueillir les déplacés. Dans la pratique, le génie militaire sera chargé de la construction des salles de classes et des blocs de latrines dans les zones à risque élevé. Les ministères des enseignements secondaires et de l’économie devront suivre la confection des tables bancs et bureaux de maîtres. Les entreprises du secteur privé interviendront dans la construction des forages et des salles de classe dans les zones moins dangereuses. Le gouverneur de la région de l’extrême-nord, Midjiyawa Bakari qui s’est exprimé sur la les antennes de la CRTV, estime que : « il est question pour nous d’agir dans l’urgence pour que tous ces élèves qui ont abandonné les classes dans les zones sinistrées et qui sont redéployés plus à l’intérieur du pays retrouvent un cadre idéal de formation  qui leur permettra de rattraper leurs camarades des autres localités du Cameroun …les entreprises retenus devront boucler les travaux dans un délai de 40 jours ».

Il importe de relever que le projet d’urgence pour la construction des infrastructures dans le domaine de l’éducation dans certaines localités de la région de l’Extrême-nord n’a rien à voir avec le programme d’aménagement du territoire pour les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-nord, encore moins avec le programme d’urgence triennal pour l’accélération de la croissance.

© CamerPost – Hakim ABDELKADER

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