Cameroun – Trafic d’enfants : 18 ans après l’enlèvement de deux enfants, une génitrice broie du noir

Josépha Kileba n’a jamais cessé de réclamer ses enfants qui lui ont été enlevés en 1999.

Josépha Kileba est une camerounaise qui a et continue de faire parler d’elle au Cameroun. Elle ne cesse de réclamer ses enfants qui lui ont été enlevés en 1999. Il s’agit d’Etoa Michel aujourd’hui âgé de 20 ans et Sannal Winnie Fergie, une fillette de 18 ans. Lors de leur enlèvement, ils étaient gamins. En dépit des multiples audiences au Tribunal de Grande Instance du Mfoundi à Yaoundé, les cris de la société civile, la rencontre entre dame Kileba et ses enfants n’a pas encore été possible. Motif pour lequel la société civile monte de nouveau au créneau. Le point avec CAMERPOST.

Des initiatives prises par la société civile, sans succès

Dans un communiqué que vient de publier Cameroon Ô Bosso, l’organisation non gouvernementale fait savoir que la lutte est loin d’être achevée car la rencontre avec sa famille n’a toujours pas été possible et Josépha Kiléba, n’a pas encore obtenu réparation de tous les dommages causés. Les procédures entamées sont bloquées depuis plus de trois ans à la Cour administrative et à la Cour pénale.  « Par ailleurs, les nombreux autres cas de trafic d’enfants enregistrés dans tout le pays notamment dans les villes de Douala, Edéa et Yaoundé restent encore impunis et sans issue favorable pour les familles affligées », écrit Moktar Njumoun, coordonnateur du Collectif Sos Enfants volés pour Cameroon Ô Bosso.

L’interlocuteur ajoute que les propositions faites au Ministère des Affaires Sociales pour des solutions systémiques comprenant la prévention du trafic, la protection des victimes et la poursuite et punition des trafiquants sont restés lettre morte. Un fait qui remet au cœur du débat le trafic des enfants qui est « un fléau réel et grandissant dans notre pays. Pour l’éradiquer, Nous devons continuer à soutenir les victimes du trafic d’enfants par la dénonciation, la sensibilisation et l’action collective. Nous devons continuer à revendiquer de la part de notre gouvernement, des solutions holistiques et durables qui permettent d’éradiquer le fléau », soutient Moktar Njumoun.

Une affaire qui continue à faire mouche

C’est le lieu de rappeler que depuis 2014 Cameroon Ô’Bosso et le collectif « Sos Enfants volés » travaillent sur la question du trafic des enfants au Cameroun.  L’un des cas clés est celui de Josépha Kileba dont les deux enfants (Un garçon et une fille respectivement âgés de 2 ans et 6 mois) avaient été enlevés au Caed (Centre d’Accueil des Enfants en Détresse) en 1999 avec la complicité des responsables. Tout commence en 1997, quand Madame Kileba, mère indigente place ses deux (02) enfants au Centre d’Accueil des Enfants en Détresse d’Obobogo, sous le conseil et la procuration du Délégué Régional du Ministère des Affaires Sociales pour la région du Centre. Deux ans après ses enfants seront placés dans deux familles d’accueil à son insu. Malgré les nombreuses et infatigables démarches auprès des autorités administratives et gouvernementales, cette dernière n’aura pas pu retrouver ses enfants.

En 2014, elle fera appel à l’organisation Cameroon Ô’Bosso qui va constituer le collectif « SOS Enfants Volés » pour l’aider à retrouver ses enfants et lutter contre le trafic des enfants au Cameroun en général. Ledit collectif rassemble plus de 17 organisations de la société civile, des avocats, des médecins, des leaders religieux et des leaders d’opinions. Le collectif a mené plusieurs activités tant sur le plan juridique, de la mobilisation des citoyens camerounais, de la communication que sur le plan du lobbying auprès des autorités locales, régionales et nationales concernées. Ce travail a permis de localiser les deux enfants et il est plus que question d’engager un processus de rencontre entre la mère et ses enfants sous la direction inébranlable de Me Tchakounté Charlotte et Me Meli Hippolyte, des avocats au Barreau du Cameroun.

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7 Commentaires sur "Cameroun – Trafic d’enfants : 18 ans après l’enlèvement de deux enfants, une génitrice broie du noir"

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Nkouly Marc Olivier

Il faut déjà faire le deuil de vos enfants ! Toutes mes sincères condoléances !

Mary Bolaji

Tu leur a tuer Et Jeter au alor. Va la dire. Sils Ils ont mort. Aide la a Montre la tombe. Minarmi

Patrick Hova

Ses enfants ne sont pas morts. Lisez l’article avant de dire n’importe quoi.

Mary Bolaji

Nimporte quio

Claudette Mbala

Elle maman elle a le souci de ses enfants mm si il ya 100ans passé, ne ce moquer pas elle en disant ni porte quoi si c,etais toi???

Rita Nyam

Que veut elle encore?

Anastasie Abanda

Courage beaucoup de prière

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