Cameroun – Incendie au Marché Monkam à Douala : le calvaire des sinistrés

Le calvaire des sinistrés de l'incendie au Marché Monkam | © CIN
Le calvaire des sinistrés de l’incendie au Marché Monkam | © CIN

Depuis samedi 6 février 2016, les commerçants du marché Ndokotti de Douala, ont perdu le sommeil. Ils sont dans la tourmente. Une vingtaine des boutiques et magasins viennent d’être réduits en cendres. C’est le troisième incendie du genre après ceux du 17 novembre 2008 et du 23 septembre 2012.

« Nous sommes abasourdis. Pour certains d’entre nous, nous venions à peine de faire le plein de nos boutiques, de les ravitailler en  cette veille de la fête de la jeunesse. Grande est notre surprise que sur le coup de 2h samedi  dernier, nous avions été informés du drame », lancent à l’unanimité les victimes. La mine sombre, les larmes aux yeux pour les femmes. « Je me demande bien : qu’ai-je fait pour mériter une telle punition. C’en est une car j’ai tout perdu. Rien est à récupérer », confie Christine, mère de six enfants à CAMERPOST.

« C’est comme un coup de poignard. Que vais-je faire pour prendre en charge mes enfants ? Je suis seule. Mon mari est décédé voilà quatre années. Vers qui vais-je tendre la main ? », s’interroge-t-elle. Christine ne sait plus à quel Saint se vouer. Ce lundi 8 février, elle ainsi que les autres sinistrés, en étaient à marcher dans les décombres, dans l’espoir d’y apercevoir des marchandises récupérables. Des agences de microfinance, des boutiques de vente des appareils électroménagers, composantes électroniques, des liqueurs, des laboratoires, des téléphones portables sont entre autres produits calcinés. Pour l’heure, les causes exactes de cet autre drame sont inconnues.

L’ampleur du drame n’est pas si différente de celui de septembre 2012. Rappelons que pour ce dernier, le feu était parti d’un court-circuit après un retour brusque du courant électrique. 12 boutiques appartenant aux blocs G et F étaient parties en fumée au Complexe Commercial de Ndokotti, communément appelé Marché Monkam. Là aussi, dans les boutiques touchées par les flammes, aucun objet ne semblait récupérable. Des tas de vêtements brûlés, des chaussures incendiés, des bouteilles de lait de beauté éventrés par le feu, des flacons de parfum noircis, ainsi que des cartons de cahiers, rames de papiers et livres brûlés représentaient quelques clichés qui attiraient l’attention des visiteurs du site après le travail des sapeurs-pompiers.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa