Cameroun – Hôpital Laquintinie de Douala : les rabatteurs doivent partir

Pr. Louis Richard Njock, directeur de l’hôpital Laquintinie de Douala | DR
Pr. Louis Richard Njock, directeur de l’hôpital Laquintinie de Douala | DR

Des mesures prises pour redorer le blason de l’hôpital et redonner confiance aux usagers.

Après le premier point gagné avec le départ des corbillards stationnés depuis des années en face de l’hôpital Laquintinie, les responsables de cette formation sanitaire viennent d’engager une autre bataille. Faire disparaître le phénomène des rabatteurs. Une banderole déployée à l’entrée de l’établissement explique que « L’hôpital dit non aux rabatteurs ». Un communiqué radio est récemment passé sur les ondes, déclinant toute responsabilité de l’institution en cas d’arnaque. Dans le communiqué, le directeur de l’hôpital met en garde tous ceux qui essaieraient détourner un malade ou encore de lui extorquer de l’argent.

Désormais, de jeunes gens vêtus de chasuble rouge portant au « Hôpital Laquintinie de Douala » et à la poitrine côté gauche « Accueil et orientation », sont postés à l’extérieur pour éviter tout détournement des malades, pour les structures privées installées tout autour ou ailleurs. Une société de gardiennage a été retenue pour assurer la sécurité dès l’extérieur. A l’intérieur, c’est le personnel médical qui prend le relais. Des aides-soignants formés servent de guide aux patients.

Pour le directeur de l’hôpital Laquintinie de Douala, Pr. Louis Richard Njock, il y a désormais des guides pour tout besoin ou information. Laquintinie c’est 9 hectares d’hôpital pavillonnaire dans lequel il n’est pas toujours facile de se mouvoir. La direction en a tenu compte. Tout comme elle a pris en compte les plaintes des malades portant notamment, à 60%, sur la qualité des lits, la literie, les toilettes, la présence des moustiques etc. Tout est en train d’être mis en œuvre pour que le malade hospitalisé se sente mieux.

Marianne F., patiente internée, explique : « Je suis ici depuis plus d’une semaine et je peux affirmer que les choses commencent véritablement à changer, c’est plus calme et le personnel est moins agressif que par le passé ».

Source : © Cameroon Tribune

Par Mireille ONANA MEBENGA