Cameroun – Hôpital général : Mebara sous haute surveillance – 06/05/2014

La sécurité a été renforcée depuis  l’arrivée de l’ex-Sgpr.

Atangana Mebara, ex-Secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr).
Atangana Mebara, ex-Secrétaire général de la présidence de la République (Sgpr).

Un vigile de plus s’est ajouté à la guérite. Assis à la droite de l’entrée réservée  aux piétons, il est vêtu d’un uniforme militaire et à ses épaulettes, l’on comprend qu’il s’agit d’un lieutenant  de la gendarmerie nationale.

Il s’agit du chef de l’escorte de Jean-Marie  Atangana Mebara. L’officier et son collègue ne semblent prêter aucune attention particulière  aux personnes qui entrent  et ressortent. Si ce n’est  à quelques passants auxquels  le gendarme sourit.

A l’accueil, la réceptionniste nous signale  que « les visites aux soins intensifs, c’est de 14h à 14h30 ». C’est à cette unité qu’a été transféré le détenu vendredi dernier. Une infirmière nous indique où se trouvent les soins intensifs. Premier niveau, deuxième puis troisième. La présence des gendarmes à l’entrée  de ce service confirme la présence du prisonnier. Divisés en deux groupes, ils contrôlent les allées et venues.

Les premiers, au nombre de quatre, dont un assis, sont installés à l’entrée de l’étage réservé à la partie « haut standing »des soins intensifs. A peine avez-vous pointé le nez  qu’ils vous demandent où vous allez et qui voulez-vous voir.

Les quatre hommes  ont des armes  pointées  vers le sol. Au-dessus de leurs uniformes, ils ont des gilets pare-balles. Une fois le premier interrogatoire passé, les gardes vous signalent que devez-vous faire identifier à l’entrée de la chambre d’Atangana Mebara.

A ce niveau-là, trois gendarmes nous accueillent. L’un se détache du groupe pour demander le motif  de la visite et une pièce d’identité. « Je suis désolé  mais notre chef ne nous a pas encore donné l’autorisation de laisser entrer les journalistes », nous dit l’un des gendarmes. Il se rassoit sur l’un des deux matelas placés à l’entrée de la chambre.

Son collègue rouvre l’ordinateur portable qu’il utilisait  quelques minutes  avant. On aperçoit juste un bout de moustiquaire à travers la porte entrouverte de la chambre qu’occupe l’ex-Sg de la présidence. Dans les couloirs, il se dit que le patient va mieux qu’il y a quelques  jours. « Jusqu’à vendredi soir, il avait de la peine à parler, il ne disait plus un  mot », raconte un proche. « Il suit un traitement  et essaye de discuter avec ses visiteurs, bien qu’il semble fatigué », ajoute une  source.
Cette hospitalisation n’étonne que  très peu de personne dans l’entourage du malade. Car, « son état de santé s’est détérioré depuis un moment déjà », nos-a-t-on confié.

Source : © Le Jour

Par Inès Ntsama